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Dirty talk et Candaulisme

Les mots sont à mon sens l’un des meilleurs stimulants de notre libido de candauliste. Ils peuvent avoir un réel pouvoir érotique, fouetter le désir, encourager l’autre et stimuler son propre orgasme.

Les mots sont une des composantes très importante de la complicité candauliste, car en même temps qu’ils flattent et valorisent le complice, ils stimulent et accentues le lien qui unit le couple qui s’adonne à cette pratique.

Tout le monde peux sentir son excitation s’enflammer sur une simple tournure de phrase accompagnée d’un regard ou d’un gémissement et je suis certain que nombreux sont les couples candaulistes à avoir découvert la vertu aphrodisiaque des mots, le site en est un parfait exemple.

Les mots sont aussi le moyen de rapporter une aventure en différé lorsque le couple candauliste s’adonne au cukolding. Ils accompagnent, l’excitation d’un époux qui n’a pu être présent. Les mots et leurs maitrise deviennent alors essentiels, il est alors indispensable de savoir ce que l’ont fait.

Mettre en place cet érotisme verbal

Même si vous pensez très bien connaître votre homme, qu’il vous a confié ses fantasmes candaulistes et qu’il se dit ouvert, vous ne pouvez savoir à l’avance comment il va réagir aux propos que vous allez tenir, les mots que vous allez utiliser seront-ils stimulant ?

Le moment choisit est intimement lié à l’usage que l’on fait des mots. Lorsque vous êtes avec votre amant, en pleine étreinte et que votre conjoint vous regarde, vous serez tous les trois en proie à une sensibilité et une intensité émotionnelle accrues.

Cette intensité donne du poids, de la force et érotise les propos, ses mots ont pour but d’accompagner alors un geste, une attitude, des bruits et accentuer le désir et l’excitation.

Lorsque vous rentrez d’une aventure convenue avec votre amant, le moment est différent. Dans ce cas-là, les mots ont toujours pour rôle de décrire les émotions, les sensations éprouvées mais aussi de faire partager cette aventure qui a été vécue en l’absence de l’époux candauliste.

Si le but est toujours de stimuler et exacerber le désir et la complicité du couple, les mots peuvent parfois engendrés des réactions inhabituelles, exacerbées.

Cela peut, par exemple, déclencher une crise de jalousie et parfois plonger votre partenaire dans le doute : " Elle me décrit avec beaucoup d’excitation des gestes, une complicité que je n’ai pas le sentiment de lui apporter "
Ou bien :
" Je ne dois pas la satisfaire "
Pour éviter le choc et l’atterrissage brutal, mieux vaut donc y aller en douceur : D’abord, on débutera par des soupirs et des gémissements accrus, un peu plus forts qu’à l’accoutumée.

Puis on ajoute les paroles qui au début seront tout juste un peu coquines, puis de plus en plus osées, si on sent qu’en face cela entraîne davantage de lâcher prise. Si on perçoit au contraire un recul, on en revient tout de suite à des propos plus sages et conventionnels.
Exactement comme avec une caresse qui n’a pas eu l’effet escompté : on déplace ses mains !

Faites le point sur votre désir

Avant de vous lancer dans cette aventure, prenez le temps de réfléchir à votre envie de parler cru. Attention en effet aux fausses bonnes raisons...

A force de discuter avec leurs conjoints de cette complicité candauliste, certaines finissent par être tentées de tester de nouvelles pratiques sans désir authentique, pour faire plaisir à leurs conjoints et se conformer à ce désir qu’elles croient partager.

Dans ce cas, c’est le fiasco assuré, il n’existe qu’une seule raison valable de parler crûment et d’érotiser une relation : Quand ça vous excite vraiment, que ça vous libère et vous aide à tout oublier du quotidien, que ça vous permet d’exprimer ce côté violent et intense de votre sexualité trop souvent refoulé, que vous sentez que c’est au fond de vous et qu’il faut que ça sorte !

Etre au clair avec votre désir de parler coquin, être sûre qu’il vous appartient en propre, c’est le meilleur moyen de le manier de façon naturelle et spontanée, donc d’éviter l’échec.

Fabriquez-vous votre langage coquin

La pire option qui vous guette serait de répéter des mots salaces entendus ici et là, opter pour un langage stéréotypé genre film porno. Peu de chance que ça fonctionne. L’idéal est qu’une femme imagine son propre parler cru, sa propre manière de décrire ce qu’elle éprouve avec son amant. Le plus simple est de dire à haute voix ce qu’elle ressent dans son corps, sans censure. En n’hésitant pas à nommer et décrire le sexe de son amant, le sien, à décrire de manière directe ce qu’elle aimerait pour la suite des opérations.

Mais attention, cette création très personnelle doit tenir compte à la fois de son conjoint mais aussi de son amant. La parole crue ne doit pas devenir source d’angoisse. Il faut donc éviter d’exprimer des attentes impossibles à réaliser par le partenaire, cela le mettrait en situation d’échec.

Soyez bien en phase avec les fantasmes de votre conjoint, certains seront stimulés si vous leurs dites : « Son sexe est bien plus large que le tien, il me remplit et me fait tellement de bien » d’autres au contraire en feront un objet de complexe...

Soyez à écoute de l’autre

Au moindre propos un peu salace, votre conjoint ou votre amant bat en retraite, il est alors inutile d’insister, une relation candauliste harmonieuse passe par le respect de l’autre et de sa sensibilité. Il ne faut surtout pas culpabiliser ou avoir honte de soi, ou pire encore : renoncer.

Refouler ces mots qui sont l’expression de sa pulsion sexuelle ne pourrait qu’aboutir à de la frustration et finir par créer un trouble du désir. Au pire, on les garde pour soi et on se les dit dans sa tête. Après tout, c’est bien ce que font la plupart des gens avec les fantasmes qu’ils ne peuvent confier aux personnes qui partagent leurs intimité.

Les couples qui partagent une complicité candauliste ont déjà dépassés de nombreux tabous et apriori, alors pourquoi pas oser et pratiquer l’érotisme des mots, si ce n’est pas déjà fait ?

3 Commentaires

  • Testé et approuvé (dans le cadre de ma relation de couple) ! Mais même là, il est important de toujours rester à l’écoute. On peut aimer ça, et n’être simplement pas d’humeur un jour.

  • Oui tout à fait !!!
    je vais compléter mon article avec l’utilisation des sextos ou du téléphone et des messages pleins de plaisir laissés sur le répondeur du portable.

  • belle réflexion sur le(s) langages...!
    Pour ma part, il y a aussi l’écrit...que ce soit sous sa forme moderne du SMS ou plus "ancienne" du petit mot ou de la lettre....
    Effet(s) assuré(s) ...pour moi.. Testez...Vous me direz !

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