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De retour de vacances en Corse…

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J’étais sur le Ferry, ce midi, à destination de Marseille. Au restaurant, pour le déjeuner, on me place seul à une table de deux, située entre deux autres tables, l’une de quatre qui était vide, l’autre, identique à la mienne où un couple déjeunait. Assis à ma place, je croisais vaguement le regard de ma voisine qui faisait face à un homme assis à côté de moi. Un croisement de regard comme on en saisit des milliers dans nos vies.
Ma lecture de la carte du restaurant fut perturbée lorsque j’entendis une voix que je connaissais, parler, là, juste à côté de moi… Une voix grave, mais posée, une de ces voix qu’on n’oublie pas. En me tournant vers mon voisin, je reconnus Philippe S., qui, trois ans auparavant, commercial à la Concession P de Sète, m’avait vendu ma voiture. Un commercial pas comme les autres, je n’avais que des souvenirs positifs à son égard.
Nous reconnaissant en même temps, nous engageons une brève conversation très banale sur le fait que nous rentrions chacun de vacances en Corse. Il me présenta son épouse, Nathalie. Deuxième croisement du regard de cette femme, à la hauteur du premier, sans plus. Mme S. est une belle femme, réservée, elle a de la
classe, elle semble plus jeune que son époux, mais c’est souvent que les jolies femmes paraissent plus jeunes qu’elles le sont. Mme S. semblait vouloir m’ignorer complètement, et ne prit pas du tout part à la conversation banale que j’échangeais avec son mari.
Le repas déjà bien engagé à la table voisine se passe normalement. Philippe se levait fréquemment pour aller rechercher les plats au buffet. Il en rapportait pour lui, mais aussi pour son épouse qui ne s’est jamais levé durant tout le temps où je suis resté leur voisin. Un homme aux petits soins avec sa compagne. Une épouse qui lui rendait de gentils clins d’oeil complices. Un couple amoureux.
Souvent Nathalie S. était seule à table, et nos regards se croisèrent à nouveau, sans plus. Sauf que, une fois, alors que je revenais moi-même du buffet, je croisais à nouveau le regard de Mme S., et là…
Ce regard fut très différent, il semblait me dire beaucoup de choses. Des choses que je décryptais comme très intimes, très profondes : j’en étais convaincu, ce regard m’appelait. Je m’assis, mais n’eus pas le temps de prolonger cet instant, car Philippe, revenu du buffet avec sa deuxième part de dessert reprit sa place, ce qui mit un terme à cet échange peu ordinaire.

Rapidement, les époux S. prirent congé et quittaient leur table pour aller régler l’addition à la sortie du restaurant, selon la règle en vigueur sur ce navire. Je terminais mon repas et me rendais dans ma cabine pour tuer le temps très long sur ces traversées de jour, et prendre un peu de repos.

Seul sur ma couchette, je ne pouvais pas faire autre chose que de me repasser le film du regard de Nathalie S. Que disait-il en définitive ? J’en étais persuadé, ce regard était le même que celui affiché par des femmes qui avaient voulu se soumettre à ma domination.
Mon cerveau de Dominant ne pouvait pas trouver un autre décryptage : donc Nathalie m’avait fait un appel à se soumettre. N’y tenant plus, je quittais ma cabine pour rechercher Nathalie. J’aurais voulu juxtaposer la suite normale qu’appelait ce regard, ce qui m’avait été confisqué par le retour à table de son mari. J’arpentais le navire au pas de course, et rapidement j’aperçus Nathalie, attablée seule au bar salon. Je m’approchais, et, alors que je n’avais rien dit d’autre à cette femme que « enchanté de faire votre connaissance », deux heures auparavant, je pris l’initiative de l’aborder.
- " On vous a abandonnée ??, lui dis-je "
- " Mon mari est allé regarder les infos sur la télé dans notre cabine, s’il ne s’endort pas, je pense qu’il sera ici dans un quart d’heure ".

En prononçant cette phrase banale, Nathalie me resservit le même regard. Celui qui m’avait mis le feu.
Je tentais de trouver l’accroche d’une conversation dans laquelle je voulais vérifier si mon interprétation était bonne. Pas facile. Nous allions de banalités en banalités. Puis, signe du destin, un serveur est venu pour prendre la commande, puisque je venais de m’attabler. L’attitude du serveur était nulle, on voyait que son boulot ne le passionnait pas. Je me souvins que, lorsque Philippe m’avait vendu ma voiture, j’étais en activité, formateur en management et Coach en performances individuelles dans les métiers de l’hôtellerie et du réceptif de la Région. Je formais des cadres. Philippe m’avait dit que son épouse avait aussi fait carrière dans la formation.

Mon accroche était là. Je dis à Nathalie que, habitué à jauger mon interlocuteur, dans le regard de ce serveur, j’avais vu toute la détresse de son mal vivre. Nathalie se mit alors à me parler, sur ce thème qu’elle connaissait bien, professionnellement. Je n’avais pas beaucoup de temps avant le retour attendu de Philippe, et, lui coupant un peu la parole, je lui dis :
- " En parlant de regards… Je tiens à vous dire que j’ai été captivé par deux regards que vous avez échangés avec moi, des regards qui, me semblent-il, en disaient long, très long … "

Nathalie, mise sans doute en confiance par le discours qu’elle venait de me faire, me
dit :
- " Votre regard aussi m’a troublé. J’ai aimé le soutenir. Je me suis fait violence même pour le soutenir. J’aime beaucoup votre regard, il est limpide, franc, inspire confiance… Mais, que vous a dit mon regard ? Vous disiez qu’il en disait long…".

Je ne pouvais plus faire autrement. Je me jetai à l’eau. Non que je dusse sauter par-dessus bord hors du navire, mais que j’étais obligé de me démasquer.
- " Madame, je suis un homme charismatique, je veux le meilleur de moi et aussi de ceux qui sont autour de moi. Je suis un Dominant. En plus de vingt ans d’expérience, j’ai dominé une bonne douzaine de femmes. Ces femmes là avaient ce regard. Le regard que vous m’avez offert. Je pense donc que vous avez envie d’enrichir votre vie avec une relation de domination. Je pense que vous êtes un couple amoureux. Je vous conseille donc de ne rien faire en cachette de votre mari. Sachez que moi, si vous et lui le souhaitez, je peux être le guide de votre couple pour la découverte d’un espace privilégié, dans lequel vous trouverez l’un et l’autre bonheur et épanouissement. Parlez-en avec votre mari. Je lui donnerai mes coordonnées et c’est lui qui, si vous êtes en phase tous les deux, viendra me chercher."

Nathalie me regardait encore, avec ce même regard, mais, en plus, avec un léger sourire qui selon moi, ne pouvait être qu’une expression de satisfaction.

C’est alors que je vis son mari entrer dans le bar salon et se diriger vers nous. Il me restait que quelques secondes pour avoir le coeur net de tout ce que mon esprit vagabond avait interprété.
Je terminai en disant à Nathalie :
- " me suis-je trompé ? Le regard me disait-il autre chose ? ".
Elle me dit :
- " Non, vous ne vous êtes pas trompé, il vous a bien dit ça, mais pas seulement… ".
Philippe s’assit à notre table. Il me parla encore, des infos vues à la télé cette fois.
Je restai avec eux encore quelques instants, le temps que le serveur ait apporté un café à Monsieur S., puis je pris congé, en disant à Philippe :
- " Cela m’a fait un immense plaisir de vous revoir. Je suis à la retraite, maintenant, et je n’habite pas très loin de vous. Si cela vous dit, je vous laisse mes coordonnées. " Je griffonnais mon numéro de téléphone sur le ticket de l’addition du bar que je réglais, et je quittai la table. J’étais très satisfait de la tournure des événements. La clé se situait dans la réaction de Philippe. Cautionnerait-il une relation à trois ?
Il me restait à attendre. Mais je ne savais pas combien de temps j’allais devoir attendre l’appel de Philippe.

En fait, le voyage retour de Nathalie et Philippe du port de Marseille vers Mauguio, où ils vivaient, avait dû être très riche en discussions. Nathalie avait expliqué à Philippe ce qui venait de se passer, lui avait mis le « marché en main ».

Le samedi suivant, mon téléphone sonna vers onze heures, c’était Philippe.
Il me parla pendant une heure. Au cours de laquelle j’appris qu’il se sentait depuis longtemps une âme de Candauliste, qu’il aurait voulu voir sa femme faire l’amour avec d’autres hommes. Jamais il n’en avait parlé très ouvertement à son épouse. Il l’aimait beaucoup, ne voulait pas la perdre. Il lui connaissait une attirance vers les hommes mûrs. Elle lui avait déjà parlé de soumission, mais sans dire qu’elle se sentait attirée vers le monde bdsm. Il me parla longuement, très longuement.
Enfin, il me dit que j’étais la personne qui avait toutes les clés. Il m’expliqua que j avais contribué à l’ouverture naturelle, tant chez lui que chez son épouse, d’un grand nombre de « portes ». Il termina son monologue en me disant :
- " Nathalie et moi, nous avons beaucoup parlé depuis qu’on vous a rencontré sur ce bateau, dimanche dernier. Nous vous avons choisi. Nous voudrions que vous construisiez une relation Domination-Soumission entre Vous et elle, en étroite collaboration avec moi, qui ne serai que spectateur, figurant tout au plus. Vous agirez par procuration de moi, son mari, auquel elle est liée selon les lois de la religion et de la république. Mais elle vous appartiendra à Vous, par un lien suprême que je vous concède et dont elle vous fera le don ".
Je remerciai Philippe pour sa franchise et pour le choix qu’il avait fait. Ne sachant pas à quel niveau d’information sur le monde bdsm étaient les époux S., je conseillai à Philippe de surfer sur les sites internet qui traitent du sujet et de dire à son épouse qu’elle en fasse autant, et qu’ils parlent ensemble de ce qu’ils auront appris, de leurs désirs, de leurs attirances de leurs craintes, de leurs interdits. Nous devions rapidement organiser notre première rencontre dans cet état d’esprit. C’est cette rencontre permet de valider l’essentiel, et en premier lieu, si le feeling passe bien entre nous trois pour concevoir et réussir une telle relation. Je lui dis aussi :
- " Si tous les feux sont au vert, je prendrai le contrôle de Nathalie, vous vous en remettrez à moi. Je vous propose que cela se passe dans une semaine ".

Philippe accepta immédiatement ma proposition et me donna carte blanche pour faire tout ce qui contribuerait à la réussite de notre entreprise. Il me donna ses coordonnées et celles de Nathalie, car il savait que j’en aurai besoin pour les préparer.
Je lui répondis que j’espérais que leur premier choix soit confirmé lors de notre prochaine rencontre à trois, et, si c’était le cas, je ferai en sorte que son épouse et lui en voient la preuve et ne regrettent jamais leur choix.

J’ajoutais que, à partir de la conviction d’être en phase et du bon feeling qui passera entre nous, nous devrons ensuite partager une très grande confiance. Cette confiance devra se mériter chaque jour et augmenter au cours de la relation.
Pour la validation du « feeling », je lui proposai une rencontre à trois dans un endroit neutre, autour d’un verre ou d’un repas. Je précisai aussi que, si tout se passait très bien, il se pourrait que lui et/ou son épouse soient prêts à engager une première "mise en bouche bdsm" à l’issue de cette première rencontre.

Bien que, personnellement, je préfère " concrétiser " plus tard, après une préparation cérébrale, je lui confirmai que je pouvais aussi organiser la première " mise en bouche bdsm ".
Je terminai en lui donnant les informations les plus importantes :
- " Pour mieux construire le programme de cette « mise en bouche bdsm », lui dis-je, je veux mieux connaître vos désirs, ceux de votre épouse, ainsi que vos tabous et interdits à tous les deux.
Pour cette première séance, j’aimerais (les rapports sont toujours protégés) :
- " Que votre épouse se « présente » à son maître dans une position de soumise de son choix, entièrement nue (escarpins et bas admis),"
- " Que son maître puisse palper son corps, en général, et sur les parties sensibles en particulier (visage, bouche, seins, sexe, anus…) et qu’il puisse « fouiller » avec ses doigts gantés de gants d’examens médicaux sa bouche, son vagin et son anus."
- " Que votre épouse puisse être contrainte à sucer un sexe masculin (le votre et/ou le mien), voire à lui prodiguer une fellation complète avec éjaculation (en bouche ou non, à préciser, en avalant ou non, à préciser aussi, la semence en bouche),"
- " Que votre épouse puisse être fessée à la main, voire avec une cravache (à préciser), "
- " Que votre épouse puisse être pénétrée (sexe et/ou anus) par un sexe masculin (le votre ou le mien). Connaissant vos instructions sur ces informations, je serai en mesure d’organiser la première séance de soumission de votre épouse. La mise en scène sera de qualité, elle se souviendra longtemps, et vous aussi, ce cette première rencontre, et dans les plus positifs des souvenirs… "

Je proposai enfin à Philippe et Nathalie de choisir eux-mêmes un établissement « neutre », genre bar d’un hôtel IBIS ou restaurant IBIS ou Campanile. Pour parer à un éventuel prolongement « mise en bouche bdsm », Pierre devait réserver, une chambre à la date de la rencontre.

Le samedi suivant, vers 11H30, nous nous sommes retrouvés à trois pour faire plus ample connaissance au restaurant de l’hôtel Mercure de Balaruc-les -bains. J’avais dit à Philippe de limiter à une quinzaine de minutes la conversation à bâtons rompus du départ, pour éviter de dériver longuement sur les banalités. Je lui avais demandé de prétexter une contrainte logistique pour me laisser seul avec son épouse, pour une durée de cinq minutes au plus. Ainsi, je pouvais profiter de son absence pour parler directement à son épouse de mon futur rôle éventuel. Après avoir parlé de domination à Nathalie, je lui parlai d’un ton très directif pour lui donner le mode opératoire ludique que j’avais imaginé :
- " dès que votre mari revient, si vous êtes toujours d’accord pour me choisir et que je vous inspire pour une suite immédiate, vous irez aux toilettes, vous ôterez votre slip. En revenant à notre table vous remettrez discrètement votre slip dans la main de votre mari ".

Philippe, de son côté prévenu que, s’il était d’accord aussi, il devait me remettre le slip en main propre, pour déclencher le passage à la « mise en bouche bdsm ».
Tout se passa comme nous l’avions imaginé.

Lorsque j’eus en main le slip de Nathalie, Philippe alla prendre la chambre et en confia la clé à son épouse qui dut s’y rendre, après avoir reçu de ma main une enveloppe contenant mes directives pour la suite.
LA SUITE…

3 Commentaires

  • C’est en effet un récit vécu. cela dit, les prénoms et les noms ont été profondément modifiés. Seuls les lieux sont conformes à la réalité.

  • Vous avez complètement raison chère Maatkare,
    donner une identité même fictive peut engendrer des problèmes, l’auteur d’un texte porte la responsabilité de se qu’il écrit.

    L’écriture est un partage d’expériences et de plaisirs mais pas de soucis.
    Tous les complices ou les futures complices doivent savoir que le candaulisme est une pratique qui cultive la discrétion concernant l’identité des couples qui aiment et se retrouvent à travers cette complicité candauliste.

    Bon dimanche à tous...

  • Merci pour ce texte. Je vais lire la suite, mais avant ça j’avais une question. Est-ce un récit vécu ? Parce que si tel est le cas, je pense qu’il serait de bon ton de ne pas afficher les noms des protagonistes, avec tous ces détails que vous donnez... par soucis de discrétion.

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