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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

D’aussi loin que je me souvienne... L’accident...

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S’il y a une chose essentielle, que dis-je, primordiale dans un couple, c’est la confiance.
Je l’ai dit et toujours cru, la jalousie engendre la méfiance, la suspicion, puis le dédain et la haine.
Les mois passant, les jeux aidant, la monotonie fatale aux couples même les plus fort, ne nous atteignait pas.
Nous étions si complice qu’un simple regard pouvait provoquer un fou rire, comme lorsque attablés à un repas organisé par la société qui l’employait, j’avait touché le coin de ma lèvre pour lui indiquer qu’un peu de sauce était resté au coin de la sienne, suivi d’un clin d’oeil. Elle a discrètement essuyé cette petite goutte puis a reposé sa serviette sur ses genoux. Elle a alors regardé dans ma direction et je lui ai souri, nous avons alors repensé simultanément que c’est exactement le geste que j’avais fait quelques jours auparavant tandis que malgré le soin pris à tout avaler, il restait une goutte de ma semence auprès de sa lèvre.
Inutile d’ajouter qu’il nous était impossible d’expliquer ce fou rire...
Un enfant est né de cette union, les kilos bien vite reperdus, le boulot avec des déplacements professionnels plus nombreux, plus longs, la difficulté de s’occuper d’un nouveau né, le déménagement, le changement de boîte, tout, nous avons Tout supporté.
Grâce au sexe ? Grâce à l’amour qui nous unissait ? Grâce au jeux renouvelés ? Peu importe, nous étions fort. Et chaque retour de déplacements était des retrouvailles, Elle organisait babysitteurs, restaurants, hôtel, escapades, toutes les occasions étaient bonnes pour se retrouver et jouer...
Folle d’envie de me rejoindre en Alsace, elle avait préparé son "baluchon" et pris le train à la Gare de l’Est, un corail du soir, aussitôt assise dans son compartiment, trois jeunes militaires y sont entrés. Polis, souriants et certainement bien content de voyager avec une jolie jeune femme, qui plus-est, vêtue d’une courte robe à pression.
Nous n’avions pas de smartphone, ni même de gsm, impossible de me demander quel comportement avoir.
Alors Elle a fait comme d’habitude, Elle s’est alanguie naturellement sur son siège, naturellement le garçon assis en face tentait d’apercevoir une petite culotte, naturellement il n’en a pas vu et rougissant jusqu’aux oreilles il ne savait comment le dire à ses copains.
Ils sont sortis fumer une cigarette et à leur retour, ils ont échangés leurs places. Elle souriait intérieurement. Puis ils ont lancé la conversation, s’il y avait un fiancé, sa destination, s’ils pouvaient lui offrir un rafraîchissement.
Elle riait de leurs blagues de casernes et de leur approche maladroite.
Ils ont parlé d’eux, de leur contingent, de leur unité, des filles impossible à voir pendant des semaines, se moquaient de leur camarade puceau.
Est-ce qu’elle s’est sentie en sécurité, est-ce qu’elle était sensible au charme de l’uniforme ? Toujours est-il qu’à son retour des toilettes, Elle n’a rien dit en constatant que les rideaux etaient fermés sur le couloir, n’a rien dit lorsqu’il à mis le loquet à la porte, n’a rien dit lorsqu’une fois assise les mains se sont promenées, lorsque la langue a cherché la sienne tandis que les bouches se sont jointes, n’a rien dit lorsque la robe est tombée, seul rempart à sa féminité.
Je l’attendais sur le quai de cette gare, je la guettait lorsqu’enfin je l’ai vue, rieuse, gaie, heureuse.
Dès l’instant ou je l’ai serrée dans mes bras j’ai su, j’ai senti, la douceur de sa peau, le parfum délicieux qui émane de celle qui a joui. J’ai caressé ses fesses sans me soucier des voyageurs, j’ai glissé ma main entre les pans de sa robe dont deux pressions étaient ouvertes, j’ai touché son pubis moite, j’ai touché sa chatte engluée de semence, j’ai poussé mes doigts jusqu’à son passage étroit :
- non, tu sais qu’il n’est qu’à toi...
Alors je l’ai embrassé, sa bouche avait le goût particulier de celle qui a sucé, de celle qui s’est abreuvée de sperme.
J’étais dans un état second, excité et rêveur à la fois.
Une dizaine de garçons en tenues militaires sont passés près de nous et nous ont salué, l’un d’eux a dit :
- bonne retrouvailles les amoureux, c’est qu’elle est toute chaude la petite dame...
Je lui ai seulement chuchoté :
- tous ?
Ce à quoi elle m’a répondu avec un sourire :
- non..., seulement trois.
Nous avons filé jusqu’à l’hôtel et fait l’amour, je ne me souviens plus combien de fois je suis revenu dans son sexe empli d’un autre, de plusieurs autres, Elle ruisselait, soufflait, transpirait le sexe, Elle m’aimait et je l’aimait.
.../...
Si j’ai titré "l’accident"... c’est parce qu’il y a réellement eu un accident, deux ans plus tard.
Rien de grave, rien de corporel, de la tôle froissée, mais avec des conséquences inouïes !
Un mensonge stupide, ridicule pour me cacher les circonstances de l’accident, le constat bidouillé, la mise en danger de notre enfant, un autre mensonge pour étayer le premier, puis un autre...
Est née la suspicion, la méfiance, la perte de confiance et les doutes qui s’installent, les réponses qui ne viennent pas.
Pourquoi...
10 ans d’amour balayés d’un revers de la main, 10 ans de complicité construite jours après jours jetés aux orties.
Les avocats, le juge et l’agent immobilier ont fait le reste.
J’ai obtenu la garde pleine et entière de mon enfant.
en cas de chute, il vaut mieux toucher le fond, ça permet de rebondir, puis de se reconstruire.
.../...
Quadra, trois enfants de deux lits, une épouse aimante et aimée, je lui ai appris à goûter avant de dire :
"j’aime pas".
Elle apprend vite... au delà de mes espérances.
Bien à vous
Merci de vos commentaires et encouragements.
Et si en tout candauliste il y a une forte imagination, parfois la réalité dépasse la fiction...
Epikuri1

6 Commentaires

  • Merci d’avoir partagé, je trouve que votre récit est émouvant, la confiance, oui ! Est le ciment de amour et du couple ... Tout d’un revers de la main, l’accident et ses doutes qui ont marqué la fin de notre relation, ses rêves ont été déçu peut être ... J’aime ce réalisme, et oui vaut mieux toucher le fond et passer à autre chose ! Bien amicalement MD le Corsaire

  • ...Et si en tout candauliste il y a une forte imagination, parfois la réalité dépasse la fiction...
    Absolument d’accord ! Voilà une remarque frappée au coin du bon sens ! Et si l’on ajoute les questions philosophiques : "Qu’est-ce que la réalité ? Et en a-t-on tous la même perception ?"
    On comprend mieux l’obsession du candauliste qui le pousse a vouloir vérifier si sa femme est "factuellement" un Objet de désir universel.

  • Bonjour à vous,
    Si questions il y a, quelles qu’elles soient, et afin de ne pas encombrer cette page inutilement, merci de les poser en MP.
    Je crois avoir compris qu’il suffit de cliquer sur mon pseudo pour m’envoyer un mail.
    Bien à vous
    S. dit : Epikuri1

  • On sent bien, au delà du vécu de cette perte, et de la confiance et d’une femme, l’amertume de l’anéantissement d’une construction progressive et de l’érotisation d’un couple.
    Certes vous auriez pu nous offrir uniquement la partie élogieuse et sensuelle, mais "l"accident" me fait vous poser une question :
    - actuellement, si vous êtes en couple, êtes-vous toujours candauliste ?
    Cette question pour tenter de distinguer un comportement : est-on candauliste par nature ou par une histoire antérieure particulière, une culture ? ou alors, est-on candauliste parce que nous vivons une histoire spécifique avec une personne (une femme ou un homme) ?
    Pour ma part, j’ai vécu cet "accident" à mes dépends et jeune. Avec une femme que j’adorais et qui couchait avec mon meilleur ami. Mais l’erreur m’en revient !
    Je n’étais pas suffisamment cultivé sur le plan érotique, pas assez autonome dans mes décisions de vie et trop entâché de culpabilité judéo-chétrienne, pour admettre et prendre en compte les sentiments qui m’animaient à cette époque.
    Tout l’intérêt de ce site est justement de pouvoir exprimer et échanger autour d’un sujet particulier qu’est le candaulisme. La justesse de vos propos, ainsi que la sincérité avec laquelle vous nous les avez transmis, sont un témoignage poignant mais plein d’enseignements quant à la relation établie dans un couple, et encore plus, quand ce couple est candauliste.
    Merci à vous

  • Ce témoignage a été comme une libération, c’est la première fois que je parle de ma vie passée, de ma vie avec Elle.
    Peur de ne pas être cru, d’être mal compris, d’être jugé et cloué au pilori aussi.
    J’occupe un poste à responsabilités, suis connu et apprécié .
    J’ignore la part de vrai ou de fantasmes dans les récits et témoignages qui ont précédés le mien, j’ai été franc et sincère.
    Plus facile sous couvert d’anonymat, peut-être.
    Je sais qui je suis, d’où je viens, ce que j’aime et aimerais.
    Bien à vous
    Epikuri1

  • C’est vrai qu’en une fois cette saga aurait été costaude.
    Mais là, découpée, réconstituée, entière... le lecteur en a pour son plaisir.
    .
    Chaque vécu est une histoire palpitante.
    Nous la faire partager est un acte post-candaulien, je trouve.
    .
    Plaisantes candauléances
    Jil

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