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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

comice agricole

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Bonjour,

J’ai reçu un mail d’un " candauliste"
On m’y déclare ceci : " Tu dois être un bon cocufieur".

J’ai choisi de répondre ici afin de susciter quelques avis et "te" concernant, comprend qu’il n’y a aucune moquerie de ma part en exposant à tous ton affirmation. D’ailleurs au passage, je te remercie d’avoir pris le temps de m’écrire.
Bien au contraire, j’y expose mon sentiment et je "te" souhaite de trouver des réponses, des éclairages si jamais il y a des réactions à ce post.

Au travers de ce " tu dois être un bon cocufieur", j’ai vraiment le sentiment d’être à un comice agricole où deux maquignons se mettraient d’accord pour amener la vache au taureau ! Allez, tope là !

J’ai eu la chance de vivre & d’explorer le candaulisme sous différents aspects, je prends quelques exemples :

Avec le conjoint :
Présent :
- "Passif" - je reprécise entre guillemets !!- : voyeur
- Actif : s’occupant de sa femme et / ou de ma queue ( Get to the point)

Absent :
- Dans une pièce attenante
- En visio conférence ( skype)
- En absence totale

Dans tous les cas, à aucun moment, celui ci n’ a eu le sentiment que sa femme le trompait. Même si cela peut en avoir la teneur, la saveur. Même si cela peut être murmuré dans l’espace du "jeu", du moment : " Tu aimes voir ta femme, ta chienne, ta pute, ta salope se faire baiser devant toi. Dis le".

Même si le tiers sera durant un laps de temps, ou plus, un " amant", celui ci ne l’est pas - du moins je veux le croire- comme il serait la pièce d’un harem, prêt à l’emploi pour "remplacer", prendre la place de.

De même lorsque le conjoint "offre" sa femme, il la confit". Du verbe confier et pas confire, cela va de soi. sourire...
De même que je veux croire qu’il ne la " prête" pas. Je veux bien que l’on me prête une clef de 12 lorsque je change une roue de ma voiture, mais pas sa femme. Dans une relation candauliste on ne " retire" pas, on ajoute... ET surtout, pas pour combler un manque !!

Dans une relation à 2, on est 3. Soi, l’Autre ET la Relation. 1+1=3
Que cet autre soit un individu, une entreprise, une association etc.
Mon sentiment est que dans le cadre d’une relation candauliste, la relation à deux perdure et bien plus, gagne en intensité. Le complice, "matérialisant" cette Relation, ce "troisième".

Être cocufieur, c’est - pour moi - créer directement & presque exclusivement une relation au conjoint et, partant de là, régler ses comptes personnels avec ce que représente pour soi l’image du père.

Pfff Faut travailler - même très imparfaitement- sur Soi ! M.... alors !!

Have a good day à toutes et tous !!

14 Commentaires

  • Hummm Je me reconnais assez en ceci : " Qui ne sait se taire, ne sait pas parler" !! sourire

  • Chuute. Qui ne dit mot consent.

  • Or donc... Comme en alchimie... Un peu de silence....

    Chuuut...

  • Superbe réponse qui ne peut appeler qu’un écho sous forme de "notules".
    La psychanalyse serait plutôt une ruche avec ses mouvements internes et l’Œdipe est repensé régulièrement (Mélanie Klein, Lacan etc). Le contester fondamentalement (pourquoi pas ?) c’est sortir de la psychanalyse en tant que cohérence. Quant à ceux qui donnent des coups de pied dans la fourmilière (Onfray par exemple), ils se font mal aux lombaires pour pas grand chose.
    Tu as tout à fait raison sur l’étymologie. Comprendre c’est effectivement prendre "cum", en se demandant s’il ne s’agit pas autant d’introduire la subjectivité (le cum du subjonctif) que simplement avec. Donc intérioriser jusque dans ses affects les plus profonds.
    Enfin sur le gnosticisme je pense que tu fais référence à son avatar actuel, le spiritualisme qui aurait bien des attraits s’il ne tirait un peu trop loin d’une spiritualité lumineuse et simple que ne contredit pas forcément la psychanalyse. Je suis encore sous le choc du merveilleux "Tree of life" de Terence Mallick que je viens de voir à la télé. Nous sommes ici, sur ce forum, dans la voie de la nature. Celle de la Grâce me semble peu concernée par les vannes du lit. Petit désaccord sur ce point, mais tu dis les choses avec tant de grâce qu’Echo ne peut te taire.

  • Oui, ça fait du bien, tout simplement, de disserter un peu.

    Point important, je ne suis pas un intellectuel. L’intellectuel pense le monde et fait penser le monde semble t il. Ayant la chance d’en côtoyer de temps à autre, un intellectuel use de méthode de même qu’un tailleur de pierre en usera dans l’exercice de son métier. Je ne possède pas ces méthodes, mais je prends plaisir à dire ce que je pense, crois, explore, ressens.

    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur ce point : la psychanalyse n’a pas valeur de théorème !! Même le concept d’ Œdipe est remis en cause par certains, psychanalystes eux même et je pense notamment à ce bouquin " L’enfant sous terreur " d’ Alice Miller dans lequel elle mets de sacrés coups de pied dans la fourmilière !!

    Quand à la voie de mon écho... je crois qu’elle résonne encore aux oreilles de son Narcisse qui peine à la mettre en mots !! sourire

    S’il est toujours un enfant qui souffre en chacun de nous, il y a aussi un enfant qui rayonne, explore, s’émerveille. Il ne faut pas l’oublier non plus !

    Pour aimer il faut comprendre et pour comprendre aimer. Je ne sais si l’étymologie est juste mais "Comprendre" pourrait être " Prendre avec" tout comme l’étymologie de " Compagnon" signifie " Pain avec", " Pain partagé".

    Prendre avec, Prendre la douleur de l’autre avec amour, Prendre l’Autre, tout simplement avec Soi, avec Amour.

    Prendre la femme d’un autre, la prendre, qu’elle se fasse prendre, qu’elle se laisse prendre. Cet " abandon" rendu possible, serait il l’occasion d’un bain vivifiant dans un océan d’amour ?? L’amour, doit il être contingenté entre deux êtres, deux personnes, résulte t il de cet accord entre deux personnes ? Ou est il un océan d’énergie dont il convient d’ouvrir les vannes d’ un lit dans lequel l’Homme, un Dieu jaloux l’a contraint ?

    "Comment concilier tout cela : sexe, plaisir, amour, respect de l’autre et de soi, blessure originelle, curiosité ? As-tu la réponse ? "
    Je n’ai pas de réponse. Mais j’aime à raisonner même si en écho ( encore cette nymphe) je m’entends surtout résonner !!

    Je me relis pour corriger mes fautes et je me demande si je e serais pas un peu gnostique sur les bords !! sourire

  • C’est vrai que parfois on a l’impression d’être un animal et non un complice… Une fois on m’a même offert le cockring bull… ça avait le mérite d’être drôle d’ailleurs je le garde toujours…

  • Steph
    "il y a bien des façons de vivre la chose" et aucun schéma surtout psychanalytique n’a valeur de théorème. Il n’est de vérité que celle du sujet. Et ta vérité t’appartient. N’empêche c’est justement la voix de ton propre écho qui intéresse. Je retiens la notion d’androgynat primordial que tu sembles faire tienne. Comment vis tu cela ? comme l’homme qui prend et la femme qui "épouse"... le mari qui on le voit est moins dans le rôle du passif qu’on ne pourrait le croire, comme évoqué dans ta dernière contribution. Herakles-Semiramis.
    Notre intellectualisation, très agréable, permet de mettre à distance la barbaque-possession que déplorait Jacques, et servir de défense face à l’Œdipe qui n’est pas un théorème mais bel et bien un axiome. Il y a toujours un enfant qui souffre "encore", même et surtout chez les grandes personnes et le libertinage ne résout rien à l’affaire à travers un renouvellement perpétuel de la scène primitive. Mais en même temps, tel Saint Thomas, il faut palper pour comprendre. Un autre avait dit "si tu n’aimes pas tu ne comprendras pas". Comment concilier tout cela : sexe, plaisir, amour, respect de l’autre et de soi, blessure originelle, curiosité ? As-tu la réponse ? pas moi.
    ça ricoche amicalement.
    Jacques on fait comment le ç majuscule ? C ? Ca pour ça ? Pas très beau ! tout ça pour ça ? lol

  • Bonjour Claude,

    Je vois que la casuistique ne t’est pas étrangère... sourire

    Je lâche comme une pierre dans un étang, ou plus je tire un ricochet en affirmant tout de go : "et, partant de là, régler ses comptes personnels avec ce que représente pour soi l’image du père."
    ça se discute... Oui !! Discutons... Ricochons... Échangeons !!

    Quand à ta question, y répondre ne ferait que répondre à mon propre écho !

    Toujours est il que j’évoque le complice comme celui qui matérialise de la relation, exit l’idée dans être un enfant, sur un plan très psychanalytique. Mais, et c’est une démarche tout à fait personnelle, le complice, dans cette voie du candaulisme réalise, sur un plan... hum, j’allais dire spirituel... mais non... disons, analogique plutôt, la réalisation de son androgynat primordial.

    Merci surtout à toi et à vous tous de faire grimper en intensité nos réflexions !!

  • "Être cocufieur, c’est - pour moi - créer directement & presque exclusivement une relation au conjoint
    oui
    et, partant de là, régler ses comptes personnels avec ce que représente pour soi l’image du père."
    ça se discute...
    on est en plein Œdipe, c’est certain. Mais le cocufieur règle ses comptes avec le père ou prend sa place ? On peut aussi considérer que le mari s’offre la "scène primitive" dont vous parliez précédemment en offrant la mére symbolique au père symbolique.
    Et pour l’amant, le partenaire, respectueux du couple et de chacun, vous tourneriez comment cette même phrase ?
    En tous cas vous posez d’excellentes questions et vous élevez le niveau. Merci.

  • Rire !!

    J’avoue !!!

    Merci Jacques.

    Maâtkarê, pour la clef de 12 mieux vaut demander à Jacques car sur ce thème, je risque de te mener de Charybde en Scylla !!

  • C’est quoi une clé de douze ?
    (Pardon lol)

  • Bien répondu :)

  • Excepté le fait qu’avec une clé de 12, on a quelques difficultés à démonter une roue, je suis tout à fait d’accord sur l’esprit que vous donnez à cette relation très particulière qu’est le candaulisme.
    Les remarques des candaulistes (mâles ou femelles) relèvent bien souvent de la barbaque ou de la possession, ainsi que de la disponibilité à leur bon plaisir, de leur conjoint.

  • Ma fois... je plussoie :-)
    Mais le fait est qu’il y a bien des façons de vivre la chose ET aussi de l’exprimer. On fait souvent des raccourcis de langage. Il peut tout à fait m’arriver, par exemple, de dire que je "prête" mon très cher Amon. Or évidemment, c’est un peu plus compliqué que ça...

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