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Candauliste et candauliste ?

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Je suis nouvel inscrit sur ce site et je me pose une question en lisant différentes contributions : il me semble vraiment qu’il y a candauliste et candauliste !

Je m’explique : ce qui me plait dans le candaulisme, c’est bien sur le jeu et l’épanouissement sexuel, mais aussi le fait que ma femme plaise, excite d’autres hommes. Au bout de nombreuses années de vie commune, le fait que d’autres la désires, me rappelle à quel point elle est belle et cela la rend encore plus désirable et excitante à mes yeux.

Et comme j’aime les femmes libres, je ne considère pas que je la "prête", c’est un choix partagé dans notre couple. Je trouve, en lisant de nombreux témoignages, une autre approche bien différente, celle qui emploie plus souvent le terme de "cocu", avec souvent un côté soumission de l’homme qui voit, ou sait, sa femme avec un autre.

Le plaisir à l’air dans ce cas de venir plutôt du fait d’être dans la position du soumis cocu. Je n’ai aucun jugement là-dessus, chacun prenant son plaisir comme bon lui semble, mais ces deux pratiques candaulistes me semblent vraiment très différentes (et c’est très bien, la beauté du monde vient des différences !).

Qu’en pensez-vous ?

8 Commentaires

  • Ces contributeurs butent tous sur la même difficulté : ils clament tous, à un moment ou un autre : ’’chacun prend son plaisir comme il l’entend et comme ça lui convient’’.

    Eh bien non, cette règle de vie ne fonctionne pas.

    Si chacun prend son plaisir où il le trouve, alors pourquoi condamner les amateurs de petits enfants, puisque ceux qui aiment ça disent que c’est comme ça qu’ils prennent du plaisir ? pourquoi condamner certaines pratiques longuement décrites par le divin Marquis de Sade (in ’’Justine ou l’ingénue libertine’’), pratiques où pour jouir, le libertin a besoin de faire jaillir le sang d’une infortunée jeune femme placée à genoux à quatre pattes ? le libertin plante des aiguilles profondément dans les épaules et dans le cou, le sang jaillit et ça le fait jouir.

    Pourquoi condamner les libertins qui ne trouvent de jouissance que dans la souffrance de la femme, puisque ça les fait jouir ? Sade explique bien le mécanisme psychique : la femme est par nature comédienne, autosuggestive (s’abuse elle-même), donc on ne peut jamais être certain qu’elle a du plaisir, car une bonne comédienne peut feindre le plaisir. Tandis que la souffrance n’a pas besoin d’être feinte, quand on inflige une VRAIE souffrance physique à une femme, on peut être assuré qu’elle ne fait pas semblant de souffrir. Donc puisqu’on peut être certain de la souffrance de la femme, il faut la faire souffrir, elle sera naturelle dans sa souffrance et le libertin pourra en jouir. Tout ça est fort bien exposé dans la référence citée.

    Pourquoi condamner le viol, et même le viol collectif, les ’’tournantes’’, puisque les violeurs y prennent un plaisir intense ? (en effet, la souffrance féminine de la femme violée procure un plaisir de domination chez le violeur, qui rejoint, d’instinct, sans le savoir consciemment, l’analyse de Sade).

    Pourquoi condamner la scatophilie ? j’ai déjà évoqué dans une ancienne contribution, ces messieurs très bien qui se régalent des heures durant, dans une maison de sexe fort en vue de Pigalle, de visionner des vidéos scatos où des femmes nues défèquent devant la caméra puis s’enduisent tout le corps du produit non feint de leur défécation). Il y’a ans la référence citée des scènes insoutenables de scatophile abominable de la part de moines hommes dans un certain monastère.

    On voit donc que le principe ’’chacun prend son plaisir comme il l’entend’’ n’est socialement ni viable ni acceptable. Il faut donc forcément définir des imites au libertinage, des frontières au domaine du bon plaisir sexuel. Que ceux qui n’en voient pas la nécessité le déclarent clairement sur ce site, en expliquant comment ils parviennent à assumer cette prise de position.

    Pour les autres, qui à n’en pas douter vont former la grande majeure partie des intervenants, il va donc falloir s’entendre sur les limites précises au bon plaisir sexuel. Or on voit bien que dans le candaulisme, cela va être très délicat. Car d’après les aveux des candaulistes du site, cette pratique implique l’humiliation masculine, la dépravation féminine (ces femmes caudaulistes qui prennent plaisir à ’’se sentir putes’’), la masochisme masculin ( le plaisir trouble qu’en éprouve à se sentir cocu, le mot ’’’cocu’’ faisant lui-même partie de ce plaisir trouble). Tous ces sentiments mélangés, qui chahutent le fond de l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus irrationnel, de plus somatique, de plus insaisissable, se situent clairement en plein dans la frontière qu’il s’agit de définir pour créer des limites à l’assouvissement pulsionnel des plaisirs.

    A mon avis, les candaulistes qui ne prennent pas la peine de réfléchir sur leur pratique chargent à fond leur inconscient avec ces torrents de sentiments troubles incontrôlables qui finissent par réduire à la portion congrue l’activité consciente rationnelle, par asphyxie psychique progressive. L’activité caudauliste devient insidieusement un besoin de plus, et chacun sait que plus le besoin s’accroît, plus l’intensité du plaisir diminue. Cette surcharge de l’inconscient ne peut pas ne pas avoir de conséquences à long terme. Il serait intéressant de savoir comment les caudaulistes accros qui pratiquent des vingt ou trente ans vont terminer leur vie ici-bas.

    Psonnellement, j’ai exposé les cinq grands principes non négociables de mes propres activités sexuelles. Dans ces cinq principes, il y a le refus de tout ce qui dégrade la personne humaine. Le masochisme, le plaisir obtenu par l’humiliation, le plaisir tiré par la femme de séduire encore et toujours et de dominer en humiliant son mari qui assiste à l’intégralité crue de ses débats avec un autre, tout ça qu’on le veuille ou non, n’est pas positif pour la dignité de la personne humaine. Donc à mon humble avis, il faut savoir arrêter le candaulisme au simple plaisir sain du triolisme intelligent, exempt de ces sentiments troubles, qui procure à tout le monde de la jouissance ’’sans entrave’’. Et il faut aussi savoir limiter la pratique caudauliste dans le temps, à moins qu’on se résigne à terminer son existence ici-bas dans la solitude totale. Que mes contradicteurs ne se gênent pas, je lirai avec soin leurs éventuelles objections.

  • Je ne me sent aucunement cocu pour ma part, je considère que le candaulisme c’est en quelque sorte une pratique sexuelle, ni plus ni moins.
    En aucun cas je ne suis soumis et mon épouse non plus, nous partageons des expériences sexuelles où bien sûr elle profite de l’acte sexuel physique et moi l’acte sexuel intellectuel. Je pense que cela libère ma femme de son rôle de "maman" et plus tard de "grand-mère" pour rester une femme à part entière.

  • Merci à tous pour vos avis. J’aime bien l’expression de Maminout "c’est elle qui se prête". Cela correspond tout à fait à mon approche du candaulisme. En effet je n’aime pas trop l’idée du mari préteur, qui prête sa femme comme si c’était un objet sans volonté propre. On en revient au sujet de la soumission, mais de la femme cette fois. ça ne me parle pas trop à moi ces jeux de soumission. Toute la journée, dans la société, dans le cadre professionnel etc, on est soumis à des jeux de pouvoir, de domination, de soumission. J’aime à penser que le sexe peut être l’espace d’égalité ou chacun est maître des ses désirs, de ses plaisirs qu’il partage avec qui bon lui semble...

  • l’éternel débat, le candauliste est il cocu ?
    non, à mon avis, le termede cocu ne s’applique pas dans ce cas, car COCU signifie TROPé, or dans le candaulisme il n’y a pas tromperie, seulement partage d’un fantasme sexuel admis et souhaité des deux époux (ou compagnons)
    et la façon de le pratiquer a des nuances infinies et variables au gré de l’évolution de chaque membre de chaque couple
    Il peut y avoir une part plus ou moins grande d’humiliation consentie et même recherchée pour le ’’mari" et une part plus ou moins consciente de domination de la part de l’épouse au cours de ces jeux
    par contre d’autres n’auront pas ce genre de fantasme quoique quand meme automatiquement il se créée un lien de.. subordination.. la femme étant source du plaisir de son mari cela lui de une sorte de supériorité morale
    ET quand le couple ressent l’envie qu’il concrétise de laisser la femme seule chez son amant sans la présence du mari, ce n’est pas pour autant du cocufiage, sauf si la femme le cache a son mari
    et même dans ces circonstances cela peut procurer un vif plaisir au mari de savoir ou apprendre qu’il a donc été ou est encore ... cocufié
    et effectivement le couple peut se complaire dans le fait plus ou moins maso de se considérer avec complaisance, le mari, d’une part, comme étant COCU et la femme comme étant COCUFIEUSE
    il y a aussi ce qu’on appelle des CUCKOLDS et bien d’autres variantes, le principal c’est d’y trouver satisfaction et plaisirs, chacun, chacune a sa manière

  • plutot d’accord avec slynud et tyroler !! en effet j’adore prèter (ou plus exactementc’et elle qui se prète )mais en aucun cas je ne me sent cocu !!!

  • Je pense, pour ma part, que les candaulistes qui emploient le terme cocu, sont dans une des nombreuses branches du candaulisme. Effectivement il y a de nombreuses branches de candaulisme et je ne m’aventurerais pas à les énumérer toutes. A mon avis, le terme de cocu ne peut être donné que lorsqu’un homme est "trompé" par son épouse ou sa compagne. Dans CE cas la femme ou la compagne prend un amant ou même une maîtresse sans l’accord de son homme. De ce même fait, ce même compagnon n’aura aucun plaisir à connaitre son infortune d’aucune manière. A mon avis il y a plusieurs manières d’accepter le candaulisme : visuellement, de manière auditive, par récit oral ou par récit écrit, qui sont tout de même les principales branches du candaulisme. Ensuite il y a ceux qui aiment être humiliés et ceux qui n’aiment pas. Les "COCUS" font partis des "humiliés".Mais comme je ne fais pas partie des "humiliés", pour moi, mon épouse prenait plus un complice qu’un amant et ne cherchait certainement pas à m’humilier, ce que je n’aurais jamais accepté. Pour moi, sans aucun esprit de jalousie, je nommais ses complices des "godes vivants".

  • En effet, le mot cocu me semble aussi inapproprié. Mais je comprends maintenant l’emploi du mot dans une sorte de jeu de rôle. Merci pour cet éclairage Peintre. Pour l’extension du mot à toute personne qui se trompe elle-même, cela signifierai qu’on se fait tous cocu soi-même...plus au moins. Dans un couple, on partage une partie de notre intimité. Une autre partie reste pour soi. Il y a tromperie lorsque dans l’ intimité qui devait être partagée, il y a duperie de l’un ou de l’autre. Le candaulisme est partagé, donc pas de tromperie je pense.

  • Cocu me parait un terme inapproprié, surtout inexact, dans le mesure où le partenaire est informé, voire présent.
    Bien sûr , si l’on étend la tromperie au fait que jamais l’on ne fait part de la totalité de son ressenti instantané ……….pour déjà une raison majeure de prise de conscience postérieure .
    Il s’agit plus d’un terme, élément de langage , destiné à troubler - soi-même et l’autre - De se dire , ou de se faire traiter de cocu, ou de traiter la fille de pute ou de salope, ne constitue pas une réalité, une exactitude, mais une exsurgence de la libido , issue des fantasmes, destinée à amplifier le désir .
    Il y a certainement une note de masochisme à se traiter soi-même de cocu et une note sadique de la part de celle ou celui usant de ce terme .

    Pire, ne peut on considérer qu’est cocu celui qui se trompe lui-même en n’osant exprimer.

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