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Candaulisme ou la liberté responsable

Une démarche candauliste, une révélation narcissique

Si il est une certitude qui caractérise notre pratique pour un candauliste, c’est bien celle de contempler le plaisir de sa partenaire dans les bras d’un tiers. Le plaisir, le mot est lâché, mais à quel prix pour le couple et les partenaires qui le composent ?
Il y a autant de manières d’aborder notre pratique que de couples différents.

Bien souvent Monsieur exprime à Madame son désir de la voir prendre du plaisir avec un autre homme après avoir découvert et mûrement réfléchi son fantasme sur la toile. Le plus souvent, Madame n’éprouve pas le besoin de s’accomplir sexuellement ailleurs que dans son couple.

Alors que Monsieur évoque son désir dans l’intimité de leurs rapports, l’idée fait son chemin dans l’imagination de Madame. Cette évocation d’un désir contemplé, cette invocation adressée à son épouse prend peu à peu corps chez madame.

De réfractaire à l’idée, Madame s’ouvre au désir de son mari. Elle a fait tomber ses tabous et ses craintes par amour, pour exprimer pas à pas ses désirs et laisse ainsi courir son imagination pour la plus grande satisfaction de son conjoint.

Puis, elle apprend à aimer ses formes en acceptant ses petites imperfections auxquelles elle finit même par trouver un certain charme ; toutes ses petites particularités qui font ce qu’elle est.

Le regard qu’elle pose sur elle-même est bien moins acéré et intransigeant qu’auparavant. Il est à présent plus riche d’une bienveillance naissance à l’égard de sa personne. Elle apprend simplement à s’aimer.

Madame prend alors plaisir à se mettre en valeur, à être sexy, d’abord pour faire plaisir à son époux, puis peu à peu pour elle-même. Elle découvre le plaisir de jouer avec son image, de susciter le désir, de stimuler l’imagination de celui qu’elle aime quand elle part au travail courtement vêtue ou affublée d’un chemisier qui fait honneur à ses formes.

Sa pensée s’affranchit peu à peu des a priori de la morale et de l’éducation qu’elle a reçu pour s’accomplir en tant que femme à travers une sexualité de couple qui se veut plus ouverte et ludique que celle de ses parents.

Se sentir désirable, quelle intarissable source de plaisir ! Entretenir l’illusion d’être unique aux yeux de son homme puis peu à peu aux yeux de l’Homme avec un grand H et de sa virilité est assurément une immense source de satisfaction. Se révéler femme, vivre pleinement sa féminité jusqu’à éprouver ses pulsions qui vous renvoient à cette délicieuse animalité sous les encouragements et la bénédiction de son homme en est une autre tout aussi valorisante.

Peut-il y avoir plus resplendissant accomplissement personnel et réalisation de couple, après tant de tabous battus en brèche, de préjugés dépassés ? Rien n’est moins sûr.

En effet, sur l’autel d’un désir parfois obsessionnel, le mari candauliste pousse son épouse à oser toujours davantage, à se libérer chaque fois un peu mieux et lâcher prise face à sa condition de femme désirable et désirante.

L’égo de Monsieur est ainsi flatté de sa contribution à l’épanouissement de son épouse, sa libido est pleinement stimulée par les aventures de son épouse. Sa femme est belle et désirée par nombre de ses congénères et il est le seul à vivre avec. Il n’y a pas de vanité narcissique mieux satisfaite pense-t-il.

Quant à Madame, l’illusion d’un égo fortifié par cette féminité affichée et assumée se renforce chaque jour un peu plus. Peu à peu, un désir nouveau d’émancipation et d’autonomie se fait jour.

La découverte de sensations nouvelles, la recherche d’émotions toujours plus puissantes font naître les convictions d’un égo qui s’ouvre aux satisfactions narcissiques.

Une volonté parfois inconsciente de se libérer du statut de femme objet, des désirs de son époux se révèle dans le choix et les modalités de réalisations des aventures vécues.

Madame découvre ce plaisir de se sentir animale, une découverte qu’elle attribue à cet amant du moment qui devient un régulier. Une découverte qui génère des émotions pour lesquelles elle est prête à tout accepter, une découverte à laquelle elle ne pourra jamais renoncer, se dit-elle.

C’est là qu’apparaissent les premiers signes d’un conflit narcissique naissant entre les egos des deux protagonistes. Qu’il soit présent ou non, Monsieur a plutôt le sentiment d’avoir été dupé et de perdre le contrôle de son fantasme.

Il découvre ou redécouvre un douloureux sentiment de jalousie qu’il pensait éradiqué par cette pratique. La peur de perdre celle qu’il désire et qu’il aime, apparait à chaque rencontre un peu plus fort.

La sexualité avec son épouse si elle est alors des plus épanouies, est bien souvent conditionnée par les rencontres avec cet amant qui la fascine autant qu’il la façonne. Cette blessure narcissique qui s’ouvre alors chez le compagnon candauliste se ravive un peu plus à chaque rencontre.

Le conjoint est alors en proie à de nombreuses contradictions. Le plaisir et le désir de son épouse pour un autre sont intimement liés à ce mystérieux mélange d’émotions douloureusement stimulantes. La souffrance psychique est transcendée et transformée en désir, en plaisir au nom de la pratique.

Pour certains, c’est la voie qui conduit au cuckolding, aux plaisirs de la frustration, à la découverte des situations de Domination & de Soumission et autres pratiques. Pour d’autres qui deviennent confus dans les explications, c’est un long chemin de croix (qui pourrait être de saint André !) vers une dégradation de la relation de couple.

Cette dégradation peut ainsi rapidement conduire le couple à une séparation, ce qui ne peut en aucun cas être l’aboutissement d’une démarche candauliste réussie.

Quels sont les liens entre candaulisme et souffrances narcissiques ?

Avant proposer une explication à cette forme de détérioration des relations entre un candauliste et sa partenaire à travers notre pratique, il est bon de rappeler ce qui définit l’ego.

Dans le langage commun, ce terme exprime l’orgueil, la fierté, une vision de soi-même un peu exacerbée.

Au sens psychologique, il signifie le Moi, notre relation au monde, notre personnalité, de même que notre capacité à maîtriser nos impulsions, tout en faisant preuve de sollicitude, d’empathie, de bienveillance. L’ego est notre texture et la conscience que nous avons de nous-mêmes.

Le narcissisme, quant à lui, est l’une des composantes de l’ego. Il existe le narcissisme primaire, qui nous permet de nous "reconnaître" dans notre globalité de personne, et le secondaire, celui de notre caractère, qui nous met en relation avec les autres.

Rappelons avant toute chose que nous sommes inégaux, narcissiquement parlant. En d’autres termes, la satisfaction narcissique primaire a pu connaitre des frustrations et être incomplète.

La confiance en soi, qu’engendre habituellement un narcissisme satisfait, peut s’être trouvée amoindrie quand les premières années de vie ont été marquées par des évènements négatifs ou des situations de rejet. De telles expériences engendrent ce que l’on appelle une "souffrance narcissique", voire une "blessure narcissique" que la pratique du candaulisme peut réactiver.

Les troubles du narcissisme, en retentissant sur la personnalité, interviennent nécessairement dans la vie affective et sexuelle.

Deux modalités sont ici dominantes :
- La position "basse" : dépressive, évitante, marquée par le doute et la faible estime de soi. Elle favorise les conduites d’échec, ce qui réduit l’activité sexuelle et surtout la richesse des expériences affectives et sexuelles. C’est souvent le point de départ d’une pratique candauliste où le mari va encourager sa femme à assumer une sexualité plus riche. Derrière une apparente simplicité se cache une vision grandiose d’elle-même. Elle ne fera jamais le premier pas, secrètement convaincue que ses qualités se verront sans même qu’elle ait à les montrer. Au fil du temps, les aventures avec les amants réactivent les blessures narcissiques pour parfois la faire basculer dans une posture plus "agressive"

- La position "agressive" : L’activité sexuelle peut être intense, à tendance dominante et agressive dans la mesure où elle doit rassurer l’intéressé sur ses capacités propres et son pouvoir sur l’autre. Dans une relation candauliste, Madame ne reculera devant rien pour arriver à ses fins. Jusqu’à instrumentaliser ses proches qui sont, à ses yeux, moins des êtres humains (comme elle) qu’un moyen voire un tremplin pour la réussite de ses aventures qu’elle vivra en solo. Il ne s’agit alors pas de complicité mais plutôt d’emprise et de domination du partenaire ce qui précisons-le n’est pas systématique mais peut dans de rares exceptions devenir franchement déviant pour ne pas dire pervers.

Il est à noter que le principe qui conduit au désir d’emprise du partenaire vise à restaurer "de force" ce qui a été lésé, ce qui "manque" psychiquement par la « prise psychique d’autrui » et sa possession. L’emprise réduit alors l’autre sans pour autant combler l’intéressé.

On considère que la relation d’emprise est à l’œuvre dans de nombreuses interactions relationnelles et qu’elle connait des dérives qualifiées de déviantes dans de nombreuses paraphilies comme le candaulisme dans laquelle il s’agit de s’imposer par la force et la contrainte. L’emprise suscite chez ceux qui en sont les victimes de la crainte et de l’inhibition.

Ainsi, les comportements narcissiques peuvent se retrouver aussi bien chez :

- L’amant, lequel a une place valorisante pour lui surtout si la relation est suivie. Il se sent alors essentiel voire indispensable à l’équilibre sexuel de ce couple candauliste. Si la relation avec le mari est inexistante, une rivalité sous-jacente peut émerger même si elle n’est pas franche. Le jeu peut dépasser certaines limites et se confondre avec la réalité. L’amant se sent alors légitime dans ses demandes diverses que ce soit dans le fait de voir la femme du candauliste régulièrement ou dans l’exclusivité de certaines pratiques. Il est vital que l’amant et le mari soient en lien pour que la relation dure. Sinon, à plus ou moins longue échéance, le manque de communication et de points d’accords mèneront la relation (femme-mari, femme-amant ou femme-mari-amant) à sa perte.

- Le mari à travers une attitude égocentrée si on considère que le candaulisme est surtout et avant tout centré sur sa fantasmatique à lui. Pour sa femme, ses désirs peuvent être invasifs ce qui peut être contre-productif si elle se sent uniquement objet sexuel. Dans ce cas, elle ne se sent ni écoutée ni comprise et peut même aller jusqu’à avoir des rapports avec des partenaires sans plaisir ni désir, à contre cœur pour ne pas perdre son mari ou de peur de paraître coincée. Il est bien sûr normal sous l’effet de l’excitation de ne pas toujours voir ce que sa partenaire ressent. Il est donc très important de noter les petits signes ou réflexions qu’elle peut exprimer et ne pas les sous-estimer car ils peuvent être plus graves qu’il n’y paraît. Il est souhaitable que le mari privilégie l’attention, l’écoute et la tendresse afin de trouver un terrain d’entente qui convienne aux deux ; sans oublier de s’excuser d’être allé trop loin dans ses demandes si sa femme lui exprime son mécontentement.

- La femme du candauliste qui par définition est celle qui passe à l’acte et qui se trouve au centre de la pratique. Son mari la valorise et la porte aux nus la plupart du temps, la poussant à vivre pleinement sa sexualité. La relation à l’amant la place dans une relation de séduction permanente et tous ses efforts se centrent sur ses compétences, son apparence et ses atouts. Flattée, son ego se renforce parfois à l’extrême. Telle une princesse hypersexuée, elle peut être grisée par un certain pouvoir. La pratique candauliste la maintient au centre de tout, place dans laquelle elle se conforte agréablement. La tentation peut être grande de s’arranger avec sa conscience en faisant passer au second plan les désirs légitimes du mari. Même une femme peu centrée sur elle à la base peut voir son caractère changer au fil du temps dans cette configuration. Elle ne doit pas négliger les demandes et alertes de son mari et distinguer le fantasme de la réalité.

Comment éviter de telles souffrances ?

Un couple qui souhaite s’épanouir à travers une complicité candauliste devra veiller, avant de s’adonner à cette pratique, à la solidité des égos de chacun et mettre la bienveillance mutuelle au centre des valeurs qui le caractérise.

Par ailleurs, je pense que l’épouse d’un candauliste doit toujours garder à l’esprit que c’est elle qui passe à l’acte. Elle est aussi la pierre angulaire qui garantit la pérennité du couple par le respect des valeurs qu’elle défend comme la bienveillance, la loyauté et l’intégrité….

Elle se doit ainsi de faire preuve de beaucoup d’esprit de responsabilité et de lucidité pour vivre pleinement cette forme de liberté sexuelle dont se nourrit son couple et qui stimule particulièrement son conjoint.

Il faut rappeler que d’une part tous les couples ne sont aptes à vivre cette pratique et que d’autre part, pour ceux qui la pratiquent, très peu d’entre eux sont prêts à accepter et à assumer cette notion de "liberté responsable".

Appliquer la notion de "liberté responsable" à travers le candaulisme ne signifie pas "faire tout ce que l’on souhaite ou faire faire tout ce que l’on souhaite à l’autre", mais plutôt "déterminer par soi-même ce que l’on souhaite vivre et faire vivre à l’autre".

Cela conduit la personne qui souhaite mettre en pratique cette notion de "Liberté responsable" à anticiper et être responsable par avance des conséquences de ses actes et de leurs incidences sur elle-même comme sur l’autre ou sur son couple, sans projeter la responsabilité de la situation sur quelqu’un ou quelque chose d’autre.

Cette liberté est ainsi destinée à devenir, au fil du temps et des aventures vécues, une liberté de plus en plus responsable. C’est dans cet axe à mon sens, que le couple qui s’adonne au candaulisme a besoin d’être stimulé, éclairé et soutenu.

Et pour conclure, je reprendrais cette citation de Paco Ibanez :
" La communication, l’ultime liberté responsable du sujet humain. "

Faites-moi part de vos remarques, de vos interrogations

Enfin, je tenais à remercier tout particulièrement pour l’intensité de leurs contributions :
Laurent pour son témoignage intitulé "Sur la route du candaulisme"
http://www.candaulisme.com/sur-la-route-du-candaulisme-chapitre-1

Claude pour son témoignage intitulé "Frontiere entre polyamour et candaulisme"
http://www.candaulisme.com/frontiere-entre-polyamour-et-candaulisme

L’épouse de Claude pour sa contribution intitulée "En réponse à mon mari."
http://www.candaulisme.com/en-reponse-a-mon-mari

6 Commentaires

  • C’est en lisant cette article que j’ai souhaité m’inscrire sur ce site. En plus d’être merveilleusement bien écrit, il fait écho, à chaque phrase, à ce que nous avons vécu mon mari et moi. Tout y est : l’évocation du fantasme de monsieur, les premières réticences de ma part avant d’y venir... tout doucement (plusieurs années après le premier échange sur le sujet). Ma lutte morale pour essayer de comprendre le fantasme de mon homme et de ne pas céder à ma première impression qui faisait de moi un objet sexuel. La découverte de l’attirance physique que je pouvais déclencher auprès d’autres hommes, l’envie de me sentir sexy... pour lui... puis pour moi-même. Le plaisir de mon mari à me voir rayonnante, de voir les autres se retourner sur notre chemin quand je suis à son bras. Sa fierté de m’avoir "décoincée", de me transformer en femme épanouie. Son bonheur de me contempler comme le sculpteur admire son oeuvre...
    Nous débutons tout les deux dans la démarche même si les premières étapes (qui, je pense sont les plus longues à se mettre en place) sont passées, il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir.

  • La vie est faite de risque et d’imprévus.
    Beaucoup de gens ne se renseignent peut-être pas assez avant de passer à l’acte. Un homme excité est capable de tout. Un homme excité est aveuglé et ne retrouve la vue, la conscience qu’après avoir éjaculé. Votre article a tout son sens pour cela. Ce fantasme est d’autant plus aveuglant et puissant qu’il est hors des codes, un acteur sur la scène de l’interdit et l’interdit attire comme le vide.
    Je crois connaître la source de mon obsession : de précèdentes relations qui se sont quasiment toujours terminée dans la tromperie, le désir d’aller voir ailleurs au bout d’un certain nombre d’années de vie commune de la part de mes partenaires, de ma fascination sans borne du corps de la femme conjugué à mon appétit sexuel. Pour tout ça je sais que ce fantasme ne me quittera plus. J’ai au moins cette chance de vous lire et de lire les témoignages de certains contributeurs afin de garder au moins un oeil ouvert. L’avoir en soit est déjà une grande source de plaisir dans laquelle mon imagination s’envole et se cogne malgré tout à une certaine frustration. Frustration de ne pas le faire en vrai. Une frustration qui n’est pas invivable si on raisonne en adulte responsable. ..
    Est-il saint cependant de faire l’amour à sa femme en imaginant tout ça ? Elle croit que c’est mon sexe qui la pénètre alors que c’est celui dun autre dans ma tête.. N’est ce pas qque part lui manquer de respect ?... C’est jusqu’à aujourd’hui mon jardin secret... et qui sait à quoi elle pense lorsqu’elle gémit les yeux fermés...

  • Bonjour Tom,
    Je suis très heureux de vous lire et de voir que cet article vous a apporté un point de vue différent sur les risques de notre pratique.

    Même si cela peut paraître difficile à lire, peut-être même à comprendre je suis partir du constat que le désir est souvent animé par des éléments stimulants et positifs.

    Tous se qui peut être un frein à la mise en oeuvre de notre pratique est minimisé voir occulté par le partenaire candauliste alors que cela doit faire l’objet d’une prise de conscience essentielle à la pérennité du couple.

    Je l’ai écrit suite aux différentes contributions que j’ai pu lire et que j’ai citées ici, mais aussi vis-à-vis du vécu que j’ai partagé avec plusieurs couples candaulistes qui ont rencontré les mêmes difficultés.

    Le but n’est pas de vous effrayer, mais bien de vous alerter.
    " Un homme averti en vaut deux "

    Après, charge à nous de mesurer, d’évaluer à deux, quels sont les risques et les bénéfices pour notre couple, pour chacun des deux partenaires et leurs ego respectifs. Il nous faut ensuite chercher une voie qui tend à épanouir chacun sans souffrances.

    Certains vous diront qu’un fantasme n’est pas fait pour être réalisé, d’autres vous assureront du contraire...

    Bonne journée, prenez soins de vous

  • Récemment inscrit de par mon envie candauliste tatonnante et néanmoins obsessionnelle, c’est avec une grande attention que j’ai lu cet article qui rappelle à la réalité. C’est avec effroie que j’ai lu les témoignages qui l’ont inspirés. Je suis, moi, à la recherche de pouvoir réaliser mon fanstame aux seules conditions qui me paraissent légitimes que ma femme en ait envie, que nous en fassions un jeu basé uniquement sur le plaisir et l’excitation et que notre couple ne risque pas de s’effondrer.
    Même si les choses sont bien préparées, bien amenées par le mari, même si les règles sont bien définies si la femme vient à accepter... S’il y a bien une composante sur laquelle personne ne peut avoir de contrôle, ce sont les sentiments. Quelqu’en soit le sens des responsabilités que l’une ou l’autre partie possède. Ma femme m’a personellement prévenu dans son refus lorsque je lui ai évoqué ce fantasme. "Et si je tombe amoureuse de l ’autre ! Tu te rends compte ?!"
    De plus, jai lu dans un commentaire que les femmes ont besoin d’avoir des sentiments pour coucher avec un homme.
    Le témoignage de Claude, la réponse de sa femme et les réactions de la communauté m’ont beaucoup marqués. Quel enfer ! Mon dieu...

    Aujourd’hui, avec ce recul, je ne suis plus du tout sûr de vouloir aller jusqu’au bout contrairement à ce que j’insinuais dans un de mes commentaires même si ce fantasme reste fort en moi et m’excite au plus au point. Le réaliser serait un peu comme plonger de haut dans peu d’eau...

  • Une belle analyse qui met en garde les "candidats" au candaulisme...
    Dans une relation à trois suivie, il ya toujours un risque que l’épouse dépasse les désirs de son mari et qu’elle "en fasse plus" que ce qui était désiré ou souhaité par le mari !!!
    Il faut que le couple soit très fort pour surmonter l’inévitable degré de jalousie du mari par rapport à l’amant, (même si cette jalousie n’est que passagère) et la discussion entre le couple est primordiale !!
    A l’épouse de faire ensorte que l’amant reste à la place de l’amant et de se partager équitablement entre ses deux hommes afin de ne pas risquer une rupture. Ce qui n’est pas le but recherché dans une relation candauliste...

  • Toujours de très beaux textes et des vérités qu’il faut prendre en compte si l’on s’adonne à cette pratique qu’est le candaulisme. Peut être rajouter qu’un candauliste, s’il veut que son conjoint vive cette pratique pour lui permettre de s’épanouir dans ce qu’il y a de plus intime, prend inévitablement le risque qu’elle rencontre un amant/une maîtresse qui aura plus de...(il y a tellement de choses à dire ici)... que son conjoint. Finalement, si ce dernier vient à privilégier un départ vers celui-ci, c’est qu’il/elle n’était plus vraiment en harmonie dans son couple, et que cette liberté lui a permis de trouver et construire une relation encore plus intense avec l’autre, c’est donc en quelque sorte une phase ultime du candaulisme, mais du plaisir, nul doute que son conjoint en a trouvé ici. Reste à panser les séquelles dues au départ de l’autre, ce qui n’est pas simple, mais qui peut être facilité en se disant qu’il/elle vit des moments de bonheur qu’il/elle n’aurait jamais connu si nous ne lui avions pas permis de les vivre.

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