Accueil > Articles candaulistes >

Candaulisme et respect de soi

Dans notre vie de tous les jours, on occupe une fonction pour laquelle on est habillé d’un rôle dont on est plus ou moins conscient. Quand on est véritablement conscient de cet état de fait, on peut commencer à jouer véritablement le rôle de sa vie, dans le cas contraire, on reste le figurant de celle des autres.

Quelle est la différence entre s’adapter et se suradapter ?

Parfois nous sommes bien obligés de jouer un rôle ; c’est ce que l’on appelle les civilités ou la politesse et cela fait partie du jeu de société mais il ne faut pas être dupe.

La différence est importante entre jouer un rôle et savoir se tenir en société et jouer un rôle indispensable à une situation désagréable. C’est la différence qu’il y a entre une adaptation et une suradaptation qui ne nous convient pas.

Lorsque l’on s’adapte, c’est dans un contexte précis et pour une durée déterminée. Lorsque l’on se suradapte on ne s’écoute plus soi-même, on agit pour faire plaisir à l’autre, pour ne pas être rejeté par lui, pour qu’il ait une bonne image de nous, pour qu’il nous accueille. Quand nous sommes dans cette suradaptation, nous finissons par ne plus nous écouter nous-mêmes et en général cela finit par être douloureux.

Pourquoi peut-on être amené à se suradapter dans son couple ?

Les partenaires d’un couple ne sont pas toujours à l’écoute d’eux-mêmes. C’est souvent un constat qui concerne principalement les épouses de candaulisted qui par peur d’être rejetées (ce qui renvoie à des blessures plus anciennes) acceptent des situations ne leur convenant pas au plus profond d’elles-mêmes. Le plus souvent ces personnes disent "pourquoi pas" ou "oui" alors que leurs corps lui, dit : "non".

Comment savoir si l’on se suradapte face à une situation inhabituelle ?

Comme le corps ne ment jamais, il nous rappelle toujours lorsque nous ne sommes plus dans notre axe de vie. À force de ne pas être soi on finit alors par déclencher des symptômes. Il faut savoir s’écouter. Quatre stades existent :

Stade 1 : Dans les propos de mon partenaire, il y a quelque chose qui me dérange et ne me convient pas, sans que je sache précisément le définir. Il y a là une perception sensible qui nous dit : "Tiens, il y a quelque chose qui me convient pas" mais je ne fais rien pour m’opposer.

Stade 2 : Les propos de mon compagnon reviennent régulièrement, cela affecte à présent mon corps émotionnel, mes états d’âmes. Je me réveille le matin et j’ai déjà une boule au ventre. Quelque chose me dérange dans la tournure que prend la relation avec mon compagnon, je suis en colère, je suis triste, j’ai peur.

Stade 3 : Notre relation est à présent centrée sur ce désir. Sans que l’on soit passé à l’acte, j’ai du mal à éprouver du désir, je me sens bloquée, j’ai un poids sur les épaules, j’ai une boule dans la gorge. Je ressens des tensions partout. Le troisième niveau touche maintenant le corps physique par des somatisations.

Stade 4 : Lors d’une tentative d’expérimentation d’une aventure candauliste, je ne suis pas parvenue à m’ouvrir, j’ai eu mal, mon corps souffre vraiment. Le dernier niveau est maintenant atteint cela touche vraiment le corps physique.

Il est indispensable d’apprendre à s’écouter et de prendre soin de soi car bien souvent, nous ne sommes pas assez à l’écoute de nous-mêmes. Lorsque l’on va se poser la question : " Qu’est-ce que je ressens ? " Souvent la réponse va être : " Je ressens qu’il va être en colère ". Si l’on approfondit en disant : " Oui mais toi qu’est-ce que tu ressens ? " " Je ressens qu’il aimerait beaucoup que…. ". Retenez que dès que vous êtes dans le " Je sens qu’il ou je sens qu’elle… ", nous ne sommes pas à notre écoute.

Comment savoir si l’on se suradapte face à une situation habituelle ?

La suradaptation se retrouve aussi lorsque l’on pratique le candaulisme depuis quelques temps, par exemple lorsque l’on n’a pas envie de retrouver un complice ou d’aller à une soirée où l’on est attendue ; en quelques mots, lorsque l’on se suradapte pour faire plaisir à son partenaire.

Il arrive bien souvent que notre inconscient nous laisse des indices comme arriver en retard à ce rendez-vous, accrocher la voiture, laisser tomber ses clés dans le caniveau, perdre ses papiers, etc.

Ce sont autant d’actes manqués auxquels il faut être particulièrement attentif et qui nous indique une situation qui ne nous convient pas. Il faut comprendre que dans ce cas, c’est notre inconscient qui parle et qui refuse cette situation malgré la suradaptation dont on peut faire preuve.

Les Québécois ont une phrase qui dit : " ça me fait oui ou ça me fait non en dedans ". En gros, mon mari est candauliste et me propose d’avoir une aventure avec un complice, " Ça me fait oui ou ça me fait non en dedans ? " C’est la question à laquelle il faut apporter une réponse pour savoir si l’on n’est pas en train de se suradapter.

Si le cœur s’ouvre, si le plexus se détend, si les parties génitales ressentent la douce chaleur du désir, on peut dire que ça fait oui. Si vous avez les épaules qui se tendent, les mains qui se crispent et la mâchoire qui se tend et/ou qu’une sourde angoisse vous envahit, c’est que cela veut dire non tout simplement.

Si vous avez l’impression d’être neutre, de ne rien ressentir, apprenez alors à écouter. Sachez que le premier indice à écouter, c’est ce que veut dire notre corps physique et il ne se trompe jamais, il nous donne les indices nécessaires, à nous de les écouter.
Nous n’écouterons pas seulement le corps physique, nous écouterons aussi ce que dit l’environnement mais nous commencerons toujours par écouter ce que nous dit notre corps physique.

En conclusion,

Il est vrai que nous ne sommes pas dans une société qui nous apprend à ressentir, on nous apprend toujours à être dans l’intellect et notre pratique en ce qui concerne le partenaire candauliste est extrêmement basée sur l’intellect. Il suffit juste de prendre un peu de temps pour soi et d’apprendre à s’écouter, se respecter pour vivre de belles aventures. Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’écoles pour apprendre à être heureux.

Ce qui nous rend profondément heureux, je crois, c’est d’être à notre place. Quand nous sommes à notre place dans notre couple, il y a alors quelque chose qui se détend et s’ouvre profondément comme pour mieux accueillir le bonheur. Nous savons tous quelle est notre place, notre axe de vie, quand on ne s’écoute pas, on est à côté de notre vie.

8 Commentaires

  • Bonsoir,

    Pour avoir fait cocu mon premier mari simplement parcequ’au bout de deux ans il préférait foot, apéros et copain au lieu de me câliner, malgré mon passé d’infidèle, je peux assurer de mon coté que le bonheur se trouve à deux.

    Je peux me libérer totalement dans mes rapports avec les autres parceque je sais que mon mari actuel est la, qu’il m’accompagne, qu’il me me force jamais, que les choix sont miens autant que siens. Nous sommes avant tout un couple normal, avec des relations affectives et sexuelles normales et nous pourrions nous en contenter.

    Je pense ce type de relations évolutives. D’un coté plus libertin, nous avons évolué vers le "pur cocu" avant d’enrichir encore.
    Et puis tout est aussi question de moment, de ressenti, de fatigue, de cycle, de soucis divers, d’époque, de réflexion.... Non non non je ne me sens pas bien dans les cases.
    Peut-être parcequ’un papillon aime bien sauter de case en case ;-)

    XXX
    Géraldine

  • bonjour,
    je decouvre mon conjoint que je peux nommer candauliste...
    je suis sous le choc mais depuis que j’ai mis un nom sa va bien mieux et le site est convaincant ,agréable à lire mais je ne sais pas encore a quel stade j’en suis car l’exitation de mon homme pendant qu’il me raconte se qu’il veut voir m’exite intensément !
    quand à la pratique c’est compliqué pour moi ....j’ai peur et peur qu’il en devienne libertin !

  • Je decouvre ce site depuis peu et m’en regale, enfin un endroit où l’on peut lire sur la candaulisme avec plaisir, vos textes sont un plaisir à la fois pour l’imaginaire et par votre plume de grande qualité ... Mais cet article me semble long pour pas grand chose finalement. Une seule chose compte, le desir ... D’ailleur quel plaisir un mari candau aurait il si sa femme s’exécute sans desir ni plaisir, le plaisir du candauliste n’est il pas justement de voir ou de savoir sa compagne inondée de désir et de plaisir dans d’autres bras ? Pratiquer avec une compagne qui n’y prend par reellement du plaisir est decevant selon moi... c’est tout l’inverse du plaisir candauliste.
    Bises à vous et merci pour ce site magnifique, j’ai l’impression que je l’attendais depuis longtemps. Un site où le candaulisme est traité avec esthetisme, finesse et qualité. Bravo !

  • Bonjour Domi,
    tu as parfaitement raison, jamais une épouse ne devrait dépasser le stade 2 et le conjoint devrait y veiller.
    Certains partenaires cependant manquent de considération pour leur épouses et leurs mettent la pression pour qu’elles passent à l’acte !
    Dans d’autre cas, c’est la peur de ne plus être aimée qui conduit Madame à passer à l’acte. Pour moi si nous vivons en couple c’est pour nous épanouir et non pas pour souffrir ou faire souffrir.

  • Article un peu complexe il me semble, heureusement le passage sur les québécois illustre parfaitement et simplement le propos, mais un candauliste qui se respecte, permet à sa conjointe de ne jamais dépasser le stade 2 du développement, sauf si il ne respecte pas vraiment sa compagne non ? De sorte qu’elle décidera elle même et sans pression de passer où non à l’acte sans avoir à somatiser et souffrir de cette envie qui n’est pas dans ce cas là partagée. C’est ma vision à moi de ce texte toujours aussi léché, mais nous en avons maintenant l’habitude.

  • Merci beaucoup pour vos commentaires,
    Chaque édito est un véritable travail, j’espère que cela permet à chacun de mieux comprendre notre pratique et de surtout mieux la vivre.
    N’hésitez pas à intervenir et partager votre point de vue.

  • Merci pour cet article qui réponds à de nombreuses questions que nous les Hommes Candaulistes pouvont nous poser. Ma femme est passée par les 4 phases et je n’ai pas compris son attitude et ses doutes. Nous avons fait une pause de quelques mois, nous en avons discuté nous nous sommes disputés (il ne faut pas se le cacher), j’ai lu et relu des commentaires des inscrits sur ce site, je lui ai écrit mes envies, mes espoirs, mes besoins, mes doutes également, nous avons fait une nouvelle sortie convaincante, puis une deuxième, puis une troisième, puis ...je crois simplement qu’elle a choisi les partenaires qui lui convenaient avec qui elle pouvait avoir du feeling, elle a également lu des commentaires de femmes de candauliste et aujourd’hui nous vivons des moments intenses de plaisirs et de Sexe.
    Surtout je la laisse choisir et je reste à son écoute.
    ON S’AIME TOUT SIMPLEMENT depuis 30 ANS.

  • Article très bien structuré , amenant à de belles réflexions.
    Conclusion à lire, relire et méditer ...
    Merci

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Inscription