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Besoin de réassurance affective et aventures candaulistes

Que vous soyez un candauliste ou sa partenaire, l’intensité d’une aventure est liée à l’investissement que vous y mettez. Plus l’engagement et les enjeux d’une aventure candauliste sont importants et plus la chute des sécrétions d’endorphine, cette hormone liée au plaisir une fois celle-ci terminée peut nécessiter une attention particulière.

Comment les pratiques candaulistes stimulent les sécrétions d’endorphine ?

Physiologiquement parlant, lors d’une aventure candauliste, notre cerveau libère de grandes quantités d’endorphine. Cette hormone est un puissant opiacé naturel sécrété par le cerveau, dont la fonction première est de soulager du stress et d’accroître le plaisir.

Par exemple, il est reconnu que l’intimité sexuelle avec un complice décuple la libération l’endorphine fabriquée par le cerveau et accentue la sensation de plaisir. Ainsi, vous cumulez un sentiment amoureux vis-à-vis de votre partenaire candauliste, « et » une sécrétion d’endorphine en prenant du plaisir avec votre complice.

En tant que candauliste, n’hésitez pas non plus à vous donner du plaisir et vous faire jouir vous-même. En effet, dès que vous jouissez, l’endorphine est immédiatement libérée dans votre système sanguin, les bénéfices sont immédiats.

Par ailleurs que l’on soit candauliste ou son partenaire, ce que nous ressentons, en regardant la personne aimée faire l’amour avec un complice ou se faire du bien sous le coup de l’excitation, libère une sécrétion instantanée d’endorphine. Une sécrétion qui est d’ailleurs plus ou moins importante en fonction des situations.

Enfin, plus les situations candaulistes sont stimulantes et plus elles auront tendance à libérer des doses massives d’endorphine, provoquant un bien-être et parfois même une certaine euphorie.

A la fin d’une aventure, Les niveaux de sécrétion d’endorphines s’effondrent pour revenir à la normale. C’est durant cette période que l’attention que l’on porte à l’autre doit être renforcée.

Pourquoi cette nécessité de réassurance affective ?

Etre témoin du plaisir que sa partenaire prend avec un complice peut être une expérience émotionnellement difficile parfois même douloureuse dans les premiers temps. Si vous êtes candauliste, vous avez probablement déjà éprouvé les premières fois, cette terrible angoisse typique du candauliste qui a peur d’avoir pris la mauvaise décision en proposant ce type de jeu à sa partenaire après avoir partagé une aventure.

Si vous êtes la partenaire d’un candauliste et que vous avez découvert les plaisirs de cette complicité de couple, vous avez sans doute aussi ressentie cette crainte de la réaction de votre partenaire après avoir été très excitée et vous être totalement abandonnée au plaisir dans les bras de votre complice.

Vous voyez ce que je veux dire ? Et bien c’est cette euphorie qui accentue l’excitation, l’impatience initiale du passage à l’acte et l’intensité des sensations durant une aventure candauliste.

Toutes ces sensations qui sont démultipliées par l’explosion des sécrétions d’endorphine et qui lorsqu’elles cessent vous plongent dans le doute et la peur, nécessitent une attention particulière de la part de votre partenaire et parfois même une prise en charge affective ayant pour but ce que nous nommerons la réassurance affective.

Précisons que certaines personnes n’éprouveront jamais ce type d’émotions, elles n’éprouveront aucuns besoins de prise en charge affectives comme elles ne trouveront aucuns intérêts à vivre une complicité candauliste avec leurs partenaires.

En tout cas avant de vivre une complicité candauliste avec votre partenaire, soyez bien certain du plaisir que vous pourriez prendre à vivre une expérience de ce genre. Dans tous les cas, vous aurez besoin de passer par ce que j’appellerais ce sas de réassurance affective, ce moment d’intimité post-candauliste entre vous et votre moitié.

Comment se retrouver ?

Ce moment de réassurance se déroule tout naturellement après le départ du complice dans l’intimité du couple. Pour certains couples, cela passe par une partie de jambe en l’air très intense. Pour d’autres cette phase se matérialise par ce besoin irrépressible d’échanger des câlins et une immense tendresse.

Enfin d’autres encore, trouveront plus appropriés de parler et d’échanger leurs ressentis, sans culpabilité vis à vis du plaisir éprouvé, sans voir le mal dans l’aventure vécue.

Rappelons enfin que si vivre une complicité candauliste avec son/sa partenaire c’est ressentir tous les bienfaits d’une importante sécrétion d’endorphine, c’est aussi introduire un autre homme dans votre intimité de couple pendant un temps donné.

Si le complice de votre couple se retrouve entre vous et votre conjoint(e), c’est que vous avez passé un accord avec votre partenaire concernant la durée, les conditions et l’intension finale de cette aventure. Il est évident qu’après avoir vécu une telle aventure, le besoin de confirmer le lien primaire que vous avez avec votre partenaire est nécessaire.

Vous pourriez être réconforté par l’échange de plusieurs sincères "Je t’aime", faire l’amour intensément ou bien encore en ayant des rapports sexuels très intenses avec votre partenaire.

Quoi qu’il en soit, c’est ce que vous découvrirez avec votre conjoint(e). Il suffit de savoir que ce besoin de réassurance après une aventure candauliste est totalement naturel et qu’il peut être nécessaire pour tous les deux ou seulement l’un d’entre vous.

7 Commentaires

  • Bonjour ,
    très bel article comme toujours.
    Pour ma part je crois néanmoins que ce besoin de ré-assurance affective touche tous les couples et ce quelles que soient leurs pratiques sexuelles (de la plus conventionnelle à la plus anti-conformiste...° La différence à mes yeux se situe dans l’intensité ( comme effectivement pour le sport..) et l’équilibre à trouver entre envies (voire besoins) de succomber à l’addiction et capacité à gérer et réguler ces mêmes envies et/ou besoins...Voilà pour moi. Merci encore et toujours de ces articles passionnants et instructifs.
    Bien à vous.

  • et pour prolonger un peu mon propos, très bel article car remettant l’amour (et pas seulement, il y a d’autres formes d’existentiel dans tout cela) au cœur (!) de la réflexion.
    Moment venu de dire que sans l’amour nos pratiques atypiques ne seraient que sexologie, gynécologie, endocrinologie, onanisme et ennui profond. Erotomanie. Que m’importe qu’une femme que je n’aime pas se fasse sauter par un autre. Rien à f.... (si j’ose dire). Mais que la femme que j’aime fasse l’amour (je dis bien l’amour) avec un autre et me revienne toujours aussi aimante et même plus amoureuse, il y a là un mystère qui me trouble plus que je ne sais le dire et me convainc qu’il n’est n’est pas idiot de pulser la pulsion de vie puisque l’amour se prête au jeu.

  • Bonjour Candaule. Très bel article. On peut se demander si dans certains cas ce moment de réassurance mutuelle n’est pas inconsciemment le but poursuivi.
    Bonjour Maître-Steph. Je ne vous suis pas totalement. Je croirais que le contraire de la naissance est le décès et que vie-mort constituent bien un couple d’opposés en tant que pérennités (question de biologie et de croyances) (Eros-Thanatos), comme amour-haine etc..., lesquels affects et pulsions ne s’opposent que pour mieux s’entremêler de façon indiscernable dans une dialectique du contraste qui exhauste les couleurs sur la palette de l’inconscient.
    Mais en accord parfait sur ce point : nous ne sommes pas des érotomanes même si les bouffées hormonales peuvent nous laisser brièvement croire le contraire.

  • Je rejoints en tout point Lcando,

    Que je salue au passage...

    Nous ne sommes pas des érotomanes...

    Si je conçois et agréé que la pulsion de vie s’oppose farouchement à la pulsion de mort, le contraire de la Mort n’est pas la Vie mais la Naissance.

    Clin d’œil souriant

  • Bonsoir,
    J’aime quand notre ami Candaule parle ici de réconfort.
    Le candaulisme est une pratique hyper-excitante, excitation renouvelée provocant un investissement sensuel dans lequel on s’égare parfois. Nous ne sommes pas des érotomanes mais des amoureux de l’Autre, aimant s’égarer sans se perdre pour mieux "se retrouver", pour citer Candaule.

    Nous trouvons de l’équilibre dans nos vies par la mise en pratique de "Eros contre Thanatos", la pulsion de vie contre celle de la mort, selon Freud. Une sexualité décomplexée fait produire des hormones (endorphines, ocytocine, etc...) en grande quantité dont l’effet se prolonge au-delà de la satiété sexuelle.

    Il s’agit de réguler ces apports en luttant contre la brutalité de la "dé-turgescence" intellectuelle par "la réassurance affective", merci à Candaule de le rappeler.

    Notons que dopées par notre sexualité débridée, ces productions hormonales contribuent à ralentir le vieillissement cellulaire, ce qui est loin d’être négligeable.

  • Bonjour et à nouveau toutes mes félicitations.

    Oui, cette montée d’endorphines est absolument remarquable et tout à fait comparable à une séance de sport intense.

    Il est à noter que le manque peut également se faire sentir et détermine une certaine addiction, aliénation à cette montée, véritable bouleversement des sens.

    Nombre d’hommes recherchent et entretiennent cette dépendance uniquement par le fantasme et la cérébralité, sans passage à l’acte et souvent sans la participation de la compagne, par de simples échanges avec un complice.

    Le nœud ( sourire ) du problème se pose là où vous pointez la problématique : la possible perte d’assurance de l’amour de l’ autre dans une relation candauliste et plus particulièrement la perte de l’amour de soi, de la confiance en soi.

    Partant du point de vue qu’un couple amoureux permet avant toute chose l’ émancipation des partenaires, la nécessité d’une réassurance affective ne peut qu’être qu’une réaffirmation positive de l’amour que se portent les conjoints.

    Corps-Dialement

  • Tout ça est rigoureusement exact et chacun d’entre nous connait bien cette phase délicate. L’après est souvent plus difficile a gérer que le pendant !!
    Plus le plaisir de l’épouse est intense et plus dur est la suite de l’aventure, le mari ayant besoin d’être rassuré et de comprendre que pour sa femme il s’agit d’un jeu et uniquement d’un jeu. Mon expérience perso sur ce sujet est édifiante car mon épouse avait très bien intégré le fait qu’il s’agissait d’une parenthèse "sexuelle" et qu’elle n’affectait en rien notre relation de couple tandis que moi j’avait du mal à dissocier son plaisir de notre relation personnelle et oui plusieurs fois j’ai eu grandement besoin qu’elle me rassure, qu’elle me câline et qu’elle me fasse comprendre que ces relations candaulistes n’étaient pour elle qu’un amusement et que la seule chose qui comptait était son couple et d’ailleurs je l’ai vite compris car une fois la parenthèse refermée elle passe à autre chose avec une facilité déconcertante et c’est grâce à ça qu’aujourd’hui je ne me pose plus aucune question ... "après" !!

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