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PARTAGER UN ART DE VIVRE SON COUPLE

Le candaulisme, c'est partager sa partenaire en partageant des émotions, des sensations. La notion de partage est au centre de la pratique candauliste. Ce chapitre aborde tous ce qui concerne la notion de partage au sein de votre couple, dans la pratique du candaulisme. Nous aborderons tout d'abord les notions fondamentales de l'évolution du couple pour illustrer ensuite la notion de partage des émotions. Viendront en suite les notions de communications sexuelles.

Rappel des fondamentaux de l'évolution de la relation de couple

   

Bien souvent les hommes et femmes que nous sommes ont du mal à générer et à assumer bonheur, épanouissement et harmonie.
Le couple n'échappe pas à cette tendance, lui qui, pourtant, se veut oeuvre d'amour. Dans les lignes qui suivent vous ne trouverez sans doute rien de nouveau. Car, en réalité, ce ne sont pas tant des connaissances nouvelles que des comportements neufs qui peuvent faire la différence ! Aller vers une intelligence des relations jusqu'à en modifier nos comportements peut nous être difficile. Il s'agit de décider d'apprendre, patiemment. Réellement; il s'agit aussi de devenir conscients et convaincus de l'enjeu et d'accepter de revoir notre "Carte du Tendre", d'éliminer de nos conceptions et de nos principes tout ce qui est vain, sclérosé, stérile, destructeur et qui a déjà prouvé son inefficacité, de l'éliminer de nos gestes, de nos expressions, de notre vie, c'est-à-dire de refuser de nous situer en-deçà du niveau humain, alors que toute la force de nos conditionnements et de nos croyances nous pousse à y rester.
Comment se fait-il que la relation amoureuse se solde si fréquemment par un échec, une séparation ou une vie à deux peu satisfaisante, avec son lot de souffrances, de déchirures, de haine, de rancoeur, plus souvent que son lot de paix ?
Chacun dit avoir "misé" beaucoup, fondé là tous ses espoirs d'un bonheur possible pour son Etre et avec l'autre, oubliant que "miser", c'est "compter sur", attitude passive, au contraire de "donner de soi", "y mettre du sien" ou "se donner les moyens", oubliant aussi le lien de sens entre "oeuvre" et "ouvrage", travail, action. Le couple se retrouve ainsi otage des attentes que chacun des conjoints nourrit à l'égard de l'autre. En vérité, un manque d'autonomie affective, une difficulté à s'aimer soi-même se cache derrière ces attentes. Une incapacité à assumer sa vie ou à lui donner un sens, à se situer en tant qu'individu adulte.
Nous avons choisi de distinguer trois séquences dans le couple. Souvent vécues à partir de postulats erronés et de fausses croyances, nous pouvons les remplacer par des fondations plus saines, favorables à l'accomplissement d'une vie à deux.

L'illusion d'Amour : "Tu me combles, donc je t'aime"
C'est le stade de la séduction ou phase infantile. Un sentiment naît à partir de ce qui crée l'attrait physique, émotionnel et intellectuel; je deviens sensible à l'autre.
Très vite, à partir de "satisfactions" superficielles, je vais à la chasse aux indices qui vont me permettre de dire que l'autre va me combler. D'emblée, il devient réponse à mon besoin d'être aimé(e) et risque d'être enfermé dans ce rôle, assigné à cette mission impossible. D'emblée, en effet, je l'utilise pour étancher ma soif d'amour, pour satisfaire mes besoins, pour absorber mes manques. J'en fais mon idéal. Il n'existe déjà plus pour lui-même. Dans cette première phase, tant que l'autre me comble, je considère qu'il m'aime et que je l'aime, et je m'investis dans cette relation pour maintenir ce niveau de nourriture affective. Les époux sont chacun consommateurs de ce que l'autre apporte dans la relation. Chacun est motivé pour combler l'autre, se sentant ainsi lui-même comblé. Dans sa version la plus immature, les partenaires cherchent très peu à se connaître, mais à se gratifier. Comme ils jouent aveuglément à se combler, la frustration est peu présente. Chacun glisse sur les différends et reste aveugle aux différences pour se noyer, se fondre, s'oublier dans un apparent bien-être. Tout coïncide si bien que le couple a l'impression que sa vie va à merveille. Mais c'est une illusion ! Les conjoints ont l'illusion de répondre mutuellement à leur rêve d'Amour. Ils croient réellement que l'autre va satisfaire tous leurs besoins. Ils ne sont pas différenciés mais confondus... Ce n'est qu'après cette idéalisation première que le quotidien va révéler chacun dans ses différences, ses défauts, ses traits, qui deviennent frustrations pour l'autre. De positif, le miroir devient négatif. A l'enfant comblé se superpose l'enfant blessé, insécurité, menacé.
Pour éviter le choc de sortie de cette étape illusoire, le couple pourrait passer d'une séduction infantile à une "séduction adulte". L'enfant craint d'être lui-même, de peur de déplaire et de se faire rejeter. L'adulte se montre tel qu'il est avec ses qualités, ses défauts, ses choix. Il sait que sa relation à l'autre est basée sur le respect mutuel, la complémentarité, l'acceptation. Il se sent personnellement responsable de son autonomie et de son équilibre affectif.

L'autre-miroir : "Je renonce à toi comme moyen de me combler. Je te vois comme différent de moi et comme un miroir"
Dans un miroir, nous sommes face à notre image. L'autre est notre miroir positif lorsqu'il nous renvoie une image gratifiante. Par contre, il devient frustrant s'il reflète nos défauts, nos insuffisances, nos manques, nos blessures d'enfant. Nous le fuyons, nous le cassons... pour en chercher un autre. Car tous les miroirs ont la même fonction : révéler. Où est l'amour si, chaque fois que l'autre n'est pas comme je veux, je le rejette ? Les théories psychologiques affirment que les défauts que je ne supporte pas chez l'autre sont ceux que je n'ai pas reconnus chez moi ou que je rejetterais si je les découvrais. Le miroir m'oblige à me voir imparfait et à me différencier : l'autre est réellement autre, différent de moi. Il est lui, il n'est pas là pour moi, il n'est pas la cause de ma souffrance. Il en est simplement le révélateur c'est-à-dire que là où il me fait mal, j'ai en fait déjà mal. Il vient toucher là où la douleur était nichée.
Celui en nous qui rejette le miroir, c'est encore une fois l'enfant qui se sent impuissant et a peur de perdre l'autre. Il s'agit pourtant d'apprendre à utiliser le miroir au lieu de le subir et d'être déçu. Dans la première phase, le couple est en symbiose : il n'y a pas deux personnes. Il y a une confusion, une fusion qui est symbiose illusoire. Le défi de cette deuxième étape est de construire l'autonomie affective grâce à laquelle je peux accepter et assumer que l'autre ne me comble pas à 100 %. Subir le miroir, lorsque les frustrations sont là, c'est entrer en conflit, se disputer, entretenir la mésentente, rester dans les reproches, les exigences, le rejet. Utiliser le miroir, c'est au contraire accepter de faire face, de rester devant, même quand l'image ne nous plaît pas. Comme nous sommes aussi miroir de l'autre que nous regardons (à qui nous reflétons une image) il s'agit d'intégrer ce reflet à notre découverte de l'autre, alors même qu'il ne nous comble pas, ne nous convient pas par certains aspects, est trop différent de nous.
Grâce au miroir, je peux apprendre à me connaître, je peux explorer mes qualités, même celles dont je n'avais pas conscience, et ce sont vraiment des découvertes merveilleuses que permet le couple. Mais le couple est également merveilleux quand il me révèle mes souffrances enfouies, celles que j'ai refoulées pour tenir le coup parce que je ne pouvais pas me révolter, mes insuffisances, mes défauts, mes manques, mon immaturité tout simplement, mes contradictions, mes incohérences... et peut-être justement y a-t-il là à définir avec l'autre, et d'abord avec soi, un espace de rencontre, de dialogue. Quand on regarde l'état du monde, pourquoi y a-t-il guerre ? Parce que les êtres humains que nous sommes sont défaillants sur le plan du dialogue ; nous sommes de vrais barbares. Non seulement nous sommes violents mais nous ne sommes même plus conscients de cette violence, nous voyons seulement la violence à l'extérieur, pas celle que nous avons à l'intérieur, avec nos attentes, nos jugements, nos critiques, à l'égard de nous-même et de l'autre.
Une saine communication nous invite à dire nos attentes, nos préférences, notre sensibilité. Par exemple: "je ne me sens pas aimé si tu ne viens jamais vers moi, si tu n'as pas des mots affectueux" plutôt que "Tu n'es pas affectueux, tu ne viens jamais vers moi !". Parler de soi, de ses besoins, de sa manière de ressentir les choses, se faire connaître. Mais aussi apprendre à se combler soi-même, accepter d'apprendre à m'aimer moi-même, là me semble être la clé. Si chacun apprenait à s'aimer, à se respecter, à connaître ses besoins, à panser ses blessures, à commu­niquer de façon juste, il débarrasserait le couple de toute la demande de prise en charge infantile dont il accable l'autre. C'est cette demande de prise en charge qui emprisonne l'espace d'épanouissement possible du couple.
Nous savons qu'il est impossible et inadéquat qu'un adulte réponde ainsi aux attentes d'un autre, un conjoint n'est pas un père ou une mère. Une branche de la psychologie, l'Analyse Transactionnelle, décrit trois "Etats du Moi", trois instances qui vivent en chacun de nous: l'Enfant, l'Adulte et le Parent. La proposition est que le Parent en nous (et non pas à l'extérieur de nous, dans notre couple...), celui qui peut soutenir, comprendre, porter, donne de l'amour à la partie en demande, la partie Enfant. Il s'agit pour cela de développer une relation avec soi-même et pour beaucoup, s'aimer soi-même, être un prochain pour soi-même, est quasi inconcevable ! Or, il est important de comprendre qu'il est impossible de réussir une relation d'amour avec un autre si nous ne nous connaissons pas, si nous ne nous aimons pas. Comment attendre d'un autre qu'il nous aime, si nous ne nous trouvons pas aimable, si nous n'avons jamais pris la peine de nous arrêter sur nous-même ?

Devenir un couple
Et passer de l'état consommateur à l'état créateur, qui est aussi celui du travail sur soi. A partir de ce travail de transformation de soi, naît tout naturellement ce qu'on appelle le travail du couple, l'oeuvre de création du couple. Tous les aspirants au mariage devraient savoir que, pour devenir couple, nous avons un travail à accomplir. Le couple n'est pas donné au départ, il est à créer. Avec son coeur, son intelligence, son corps. Et il est impossible d'aimer si l'on n'a pas appris à s'aimer. Dans cette troisième phase, par l'autonomie affective conquise, l'apprentissage du respect et de l'amour de soi, j'ai de l'Amour à offrir et à partager, dans le respect de moi-même et de l'autre. Je sais que l'autre peut ne pas répondre à tous mes besoins et je peux continuer à aimer, y compris moi-même, et vivre une relation de respect et d'amour très enrichissante. Une solution serait de faire passer dans l'éducation, dans la vie en général, ces notions d'autonomie affective, d'(im) maturité, de prise en charge des blessures de l'enfance, de conscience qu'on se construit par couches de blessures et de refoulements qui, tôt ou tard, dans une relation, et notamment dans la relation amoureuse, vont ressortir pour être résolus.
Toutes ces phases peuvent se présenter à n'importe quel moment de la vie du couple, en tant que processus. Nous avons toujours des chocs, des révélations et des illusions à perdre, toujours une part d'autonomie à construire, en soi et avec l'autre... Mais si l'on a su établir la communication, il se crée dans le couple un espace de réalisation personnelle et relationnelle : "Ni un, ni deux; un et deux à la fois."

 

La richesse du partage dans le couple candauliste

   

Le candaulisme engendre une certaine forme d'autonomie des partenaires qui composent votre couple. Cette autonomie pour être bien vécue passe impérativement par une bonne communication. En effet, la mise œuvre de pratiques candaulistes peut générer des prises de conscience et des révélations communes qui peuvent doper grâce au partage, la sexualité de votre couple.
La pratique du candaulisme et le partage des émotions que suscite une telle pratique peut transformer votre sexualité commune (par opposition avec la relation partenaire adultérin/tiers partenaire). Bien sûr, vous pourriez ressentir la brûlure de la jalousie, mais il est sur que vous avez choisi une sexualité beaucoup plus vivante. Vous accorderez plus d’importance au bien être de votre couple. Offrez vous du temps et de l’écoute, partager vos émotions. Par la pratique du candaulisme et l’apprentissage du partage des émotions Vous cesserez de vous comporter comme un couple qui fait passer la sexualité après toutes les autres priorités. Apprenez la douceur des massages à plusieurs mains, la chaleur des regards pleins de plaisir et de désirs, la musique voluptueuse des soupirs ou des cris de plaisir de votre partenaire dans les bras d’un autre.
Les couples qui découvrent un éros plus fort et plus profond à l'occasion de pratiques candaulistes sont généralement composés de deux personnes en voie d'autonomie, qui ne font pas reposer leur sexualité et leur plaisir sur l'autre. Nous sommes tous, à chaque instant, des êtres en voie d'autonomie, nous aurons tendance à fuir des partenaires trop dépendants et à rechercher des partenaires qui incarnent plus de liberté. Le partage des émotions au sein de votre couple, à l'occasion d'une infidélité consentie, révèle la force et le goût de la vie, des partenaires qui composent votre couple.
Partager, c'est toujours une très bonne chose mais il faut pour cela  s'appuyer sur ce qui est positif. Se dire l'un à l'autre et régulièrement ce qu'on aime chez lui ou elle. Enumérer les pratiques pour lesquelles nous éprouvons du plaisir ou de l’excitation, ce dire sans cesse ce qui est positif dans notre relation candauliste mais aussi transférer ce mode de pensé dans notre vie commune. Evoquer les bons moments passés avec un tiers partenaire, décrire les lieux que l'on a découverts, et aimés, lors d’une liaison avec son amant. Dresser la liste de ce que l'on aimerait réaliser sans tabou et en faisant preuve d’une liberté de parole mais aussi de beaucoup d’écoute. Manifester son plaisir devant les changements que l'autre opère dans ses comportements, sa façon de s'habiller, ses attentions.
Un couple qui pratique le candaulisme est tenu de pleinement partager ses émotions, il est ainsi obligé d'évoluer et de ressortir plus fort et plus soudé.
Pratiquer le candaulisme permet la confiance, la culture d'Éros, le sens du dialogue et de la considération, l'affirmation de soi, et l'ouverture à l'amour.
Accepter que son conjoint ait eu une aventure importante pour lui, relâche le noeud fusionnel avec son corollaire d'appropriation. La jalousie, la suspicion sont des expériences peu agréables, mais essentielles, elles permettent de toucher son ombre. Il y a déséquilibre dans le couple parce que l'un fait une expérience de plongée dans Thanatos et l'autre une émergence dans Eros. Ce déséquilibre n'est qu'apparence, car par le partage le partenaire perméable peut se laisser contaminer par Eros.
Il n'y a peut-être pas de travail plus urgent dans un couple, dans une vie, que de maîtriser sa possessivité. Cela ne se fait pas en une seule fois, mais pas à pas. Ceux qui passent par cette épreuve savent qu'ils ont traversé le feu de leur enfer personnel. Une violence intérieure parfois terrible.
Plus un être avance dans ce détachement, moins la vie lui propose d'épreuve en ce sens. Une personne autonome n'a plus beaucoup d'expérience traumatisante. Par contre, juste à la charnière où ça fait encore très mal, on dirait que l'on provoque les épreuves pour s'y brûler.
Un couple heureux et vivant n'est pas un couple qui s'enferme.
La pratique du candaulisme est un bon apprentissage du processus de non possessivité et d'affirmation d'autonomie. Le candaulisme permet l’apprentissage de l'empathie l'un avec l'autre, la manière de se mettre à la place de l'autre pour ressentir ce qu'il ressent. Ils évoquent à tour de rôle les éléments importants de vos expériences. Qu'est-ce qui vous réunis dans ces moments, qu'est-ce qui vous a plu chez l'autre, quels sont les moments de bonheur marquants ? Qu'est-ce qui vous a plu ? Qu'est-ce qui vous a éventuellement déplu sans que vous n’en n’ayez rien dit ?
Apprenez à communiquer avec douceur, en prenant le temps d'écouter l'autre, en ne répliquant pas, si vous étiez mis en cause par un élément ou un autre. Si tel était le cas reformuler les propos de l'autre sans agressivité et tenter honnêtement de faire votre autocritique.
Selon les croyances des uns et des autres, l'infidélité prend une couleur morale différente, du péché à la faute, jusqu'à l'erreur, à l'incident de parcours ou l'expérience. Dans tous les cas, elle a été vécue comme difficile, voire nuisible à la pérennité du couple. Elle a été une cause de perturbations, de souffrance pour celui qui subissait, une cause de joie et de perturbation pour celui qui agissait. Le candaulisme quant à lui, permet au couple par le partage de se souder davantage, de prendre conscience de ses manques et de s'engager dans une voie plus solide. Le candaulisme peu ainsi apparaître comme une autre logique de partage au sein de votre couple.

Partager par les mots

   

Pour un couple dit conventionnel, tout se dire ce n’est pas toujours facile alors qu’il semble que le partage par la parole soit au centre du couple qui pratique le candaulisme. En effet, tout se dire tout nu, c’est tout un art. Insultes, mots d’amour ou conseils techniques, il y a des mots qui trouvent leurs places dans un lit. Et d’autre pas.
Vous pouvez faire le test, les mots n'ont pas la même valeur qu'on soit debout ou allongé. Le vocabulaire sur matelas utilise un champ lexical différent et délicat qu'on ne sait pas toujours manier avec dextérité. L'époque a tendance à nous faire croire que tous les tabous sont tombés. Et même si il peut sembler qu’un couple candauliste pratique l’échange verbal avec dextérité. Il n’empêche qu’au quotidien le problème n’es pas forcément réglé alors qu’'il s'agit de formuler un fantasme ou de s'exciter en s'essayant à l'injure, ce n’est pas gagner…
Il faut bien comprendre que bien souvent dans les débuts de l’apprentissage de la communication libérée au sein d’un couple, un des deux partenaires peut facilement être bousculé par une phrase mal placée, un terme inapproprié. Certaines personnes en effet, peuvent se sentir mal à l’aise et parfois même bloqués par le fait de devoir parler ; Par ailleurs, il n'y a aucune d'obligation de parole. Nous ne sommes pas des couples épanouis parce que nous discutons au lit. La parole est un canal de communication majeure certes mais c’est loin d’être le seul et bien heureusement d’ailleurs.
Pas question donc d’extorquer au moins bavards des répliques torrides. En effet, l'érotisme, c'est toujours une question de mots, d'images qu'on nomme dans sa tête. En revanche, ce n'est pas parce qu'on les a à l'esprit, qu'on a envie de les dire, ces mots. La parole est une prise de risque totale qui ne marche que si on en a vraiment envie. Si ce n'est pas le cas, en général ça tombe à plat.. Et la phase excitatoire peut très vite avoir du mal à démarrer. Le mot de travers peut vite devenir le mot de la fin. Et avant de les formuler, parfois il faut comprendre les phrases que l'on emploie.
Nous avons tentez d’analyser ce lexique sexuel, les situations où ça marche. Et celles où le silence est un meilleur allié.

Synchroniser les mots et les situations
Sentiments et sexe sont deux ingrédients pas toujours évidents à marier. Certains utilisent ces mots-là pour se rassurer. Mais le vocabulaire un peu primevère peut ressembler à une limite pour le partenaire qui le reçoit. Il peut servir de barrière à ceux qui ont peur de trop se lâcher et de prononcer des mots plus violents. Ils se brident et répriment l'envie d'aller vers la transgression. Pourtant parler d'amour ne relève pas forcément d'un registre fleur bleue. Tout dépend du ton et de la ponctuation.
Parfois, pour certaines partenaire, et ceci au moment de jouir, ont tendance à hurler un "je t'aime"digne de Lara Fabian. Qu’elles ne pense pas forcément mais c'est leur manière d'extérioriser une sensation violente et belle. Dans ce cas-là, nous sommes plus proche du réflexe animal. Ce cri est fort et sain. Mais il vaut mieux remettre les choses à plat après l'acte, surtout quand il a lieu avec le tiers partenaire en présence de l’époux. Parce que ce qu'on se dit au lit peu parfois sembler ambigu. Le tiers partenaire peut prendre cette déclaration au premier degré. Ce genre de mot peu ainsi alimenter les malentendus.

Doser la vulgarité des termes
Quand on fait une enquête sur un sujet sexe, il y a toujours un refrain qui revient plus que d'autres. Ainsi plus d'une fille sur deux avoue parfois gênée apprécier être insulté. A cela, rien d'extraordinaire. Au lit, chacun a envie de sortir de l'image qu'il donne à l'autre. Une relation très complice, ne prête pas forcément à des rapports sexuels très forts. La plupart des gens ont besoin, à un moment où a un autre de casser les rôles, de se bousculer. On ne fait pas bien l'amour quand on est trop respecté. Va pour l'injure transgressive, mais il faut qu'elle soit bien sentie. Cependant si l’injure est appréciée cela ne se fait pas avec n'importe qui et pas n'importe comment.
Si à peine déshabillée, lors d’une première rencontre votre partenaire est traitée de salope par votre complice ou par vous-même et qu’elle prend une claque sur les fesses. Et même si ce genre de choses peut parfois l’exciter. Il se peut que votre partenaire ne soit pas disposée à rentrer dans votre jeu ce jour là. Elle peut même en avoir presque les larmes aux yeux. C'est là qu’il il faut savoir doser la vulgarité. Quand une relation est en train de se nouer, nous sommes tous très à l'affût de ce que l'autre pense de nous. Du coup, le « salope » dans ce cas précis sonne comme un jugement définitif. Les femmes veulent bien passer pour des garces, mais ponctuellement seulement.

Partager un plaisir par les mots
Certains candaulistes, lorsque leurs partenaires vivent une expérience en dehors de leur présence exprime le besoin de partager leur aventure afin d’atteindre l'orgasme. Il faut alors que leur partenaire leur raconte dans le détail l’aventure qu’elles viennent de vivre et le plaisir qu’elles y ont prit. C’est alors les mots et les gestes qui les accompagnent qui sont le ciment du partage de l’émotion. que si on leur racontait une histoire. Mais pour certains l’expression de scénarios, de scènes d'action détaillées peuvent s’avérer réclamer tellement de concentration sur ces situations fictives que cela freine l’accès au plaisir. Certains aiment les mots, pas les histoires et le contraste est encombrant. Quand le cadre de l’action de votre partenaire est décrite de façon trop épurée, il a tendance à empêcher l'autre de trouver son plaisir. Chacun a une sensibilité différente. Il vaut mieux tester la personne avec qui on est. Amener un contexte par petites touches et attendre de voir si l'autre alimente cet imaginaire. Dans un couple, il peut y avoir celui qui aime raconter et celui qui aime écouter. Il faut que chacun trouve son rôle.
Par le partage et la parole nous recherchons à deux ce moment de communions parfaite et nous essayons de s'y emmener l'un l'autre.- Mais cette communion totale, comment l'atteindre ? Il y a des milliers de moyens pour apprendre à se cerner sexuellement. La parole n'est que l'un d'eux. Ceux qui emploient un vocabulaire un peu cru assouvissent un fantasme. Cette précision brute de décoffrage accroît leur désir. C’est cependant un genre qui ne convient pas à tout le monde. Au final, il ne s'agit pas tant des mots employés. Seuls, ils ne mènent nulle part. C'est plutôt une question de contexte et de sincérité. Et un mot dont on a vraiment envie n'est jamais tout à fait déplacé.

Guider vers le plaisir par les mots
Enfin il y a aussi ceux qui parlent non de cul mais de sexualité. Ils ont un vocabulaire technique et quand ils discutent au lit, c'est à des fins utiles : augmenter leur plaisir. Nous pouvons ainsi apprendre à nous guider mutuellement sur nos chemins vers le plaisir. Nous pouvons ainsi expliquer ce qui nous plaît et permettre à l’autre d’en faire de même.

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