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1 - Karine, la rencontre

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J’ai changé quelques dates, quelques lieux, tous les noms, la chronologie et quelques situations. Voilà pour la forme. Le fond, lui, reste intact. Quand je rencontre Karine, elle a trente-quatre ans et moi quarante-huit… Elle a déjà ce corps somptueux que je caresse toujours aujourd’hui, avec encore plus de volupté…

Je la croise un jour dans l’entreprise où nous travaillons tous les deux. Je monte l’escalier en courant, mon souffle est coupé par la vision d’une jeune femme franchissant une porte de bureau ensoleillé. Violente, la lumière traverse sa robe légère révélant des formes irréprochables, appétissantes, des courbes qui coupent le souffle et… pas le reste !

Je reste seul au milieu du couloir, avec le souvenir d’un joli dos, chute de reins parfaite, hanches épanouies, superbe cul rond. Je viens d’admirer, à l’insu de sa propriétaire, un corps magnifique, sans une ligne droite, proposé à mon regard de voyeur !

Elle n’est pas innocente mais elle n’a pas conscience d’exhiber, comme dit le poète, « là où son dos perd si joliment son nom »… Elle porte ce jour-là des sous-vêtements quasi invisibles ; j’apprend plus tard qu’elle n’en porte parfois pas du tout.

En avance sur mon rendez-vous, je tape à la porte et rentre dans un secrétariat où je suis accueilli par une dame aimable et efficace ; mon regard traînant sous le bureau de Karine ne lui échappe pas, un rire complice muet s’affiche dans ses yeux. Mon nom étalé sur son agenda sert de sésame, elle me prie d’attendre un instant.

Je salue les deux secrétaires. Je tend la main à Karine qui me gratifie d’un sourire. Je viens de la voir de derrière, arrosée de soleil, ses formes largement offertes à mon regard concupiscent. Je vous prie de croire que le devant vaut l’arrière.

La chaise où j’attends est triste et les magazines ont mon âge, mais... de trois quart face à moi, Karine croise ses jambes très-très haut, sa charmante petite culotte blanche me fait de l’oeil à chaque mouvement. Répondant assez vivement au téléphone, elle pose ses pieds bien à plat, genoux légèrement écartés dévoilant un entrecuisse divin. Elle décroise lentement ses jambes, pour bien assurer son assise. Elle les lève en tournant sur ses fesses, montrant des cuisses dont je me ferais volontiers un collier ! La vue au ralenti de cette adorable petite culotte me bouleverse.

Elle prend conscience de mon regard. Vivement, elle replie ses jambes sous son siège et tourne légèrement de coté. Son regard se pose sur le mien. Nos yeux dialoguent mieux que nous le ferions. Les miens lui disent ma violente et brutale envie d’elle, les siens me répondent… « oui, moi aussi j’ai envie, mais peut-être… pas si vite… patience… » une femme n’a pas le même rythme. Karine laisse une promesse dans son regard, j’en ais eu la confirmation.

Au retour de mon rendez-vous, il est tard, elle est seule dans le secrétariat. De nouveau, elle m’offre sans le savoir un spectacle superbe : penchée en avant, jambes tendues, vers son sac posé au sol, elle me tourne le dos. Quelle croupe magnifique… Quel beau cul !

Surprise par ma sortie du bureau de son patron, elle se tourne et sourit. Je lui rend son sourire. Défaut ou qualité, je ne sais pas, je n’ai jamais su draguer une femme et je suis souvent allé droit au but, tout en essayant de ménager les sensibilités, bien sur.

Je lui fais un compliment sur sa silhouette ; elle n’est pas choquée d’apprendre que je l’ai regardée à son insu, au contraire, ça la fait rire ; la fierté d’une femme aimant être regardée avec envie ? Tout à trac, comme on se jette dans le vide, je lui fais part de mon trouble et… de mon envie d’elle. Je risque le râteau du siècle mais non, elle éclate de rire, mais pas d’un rire moqueur.
« Vous êtes plutôt direct, vous ! »
« Je suis assez cash, oui, mais je sens quand une rencontre est importante, quand je croise des gens qui vont compter pour moi… Ne vous moquez pas de moi, je le sens ! »
« … » Pas de réponse, juste un regard mi surpris, mi intéressé. Elle attend la suite.

Je contourne son bureau en pensant que je risque juste de prendre une gifle : Qui ne tente rien n’a rien ! Elle semble m’attendre, quel bonheur ce picotement, cette trouille… Par la suite, elle m’avoue être restée sans voix et sans réaction à cause de mon culot : Elle en avait parfaitement compris le sens « il se jette à l’eau mais pas sur moi » pense-t-elle « comme un homme qui prend un risque, mais un risque calculé ». Il faut croire que ça suffisait.

Je la prend dans mes bras, elle s’abandonne sans mouvement de recul, juste une dernière barrière, pour l’honneur, « qu’allez-vous croire… » je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase, ma langue est déjà sur la sienne. Nos lèvres se mangent, s’aspirent.

J’ai rarement envie d’une femme à ce point-là. C’est sans doute ce qui me sauve de cette situation très « limite » ; ça et l’humour… après ce long baiser, l’exploration lente et savoureuse de nos langues, de nos bouches, nous éclatons de rire !

Alors, on recommence, plus lentement. Nos mains parcourent tranquillement nos corps, en accord tacite. J’ai envie de tout d’Elle ; sa bouche, ses fesses, ses seins, son rire, son odeur, son sexe, ses cheveux, sa peau… Je bande fort, la pressant contre moi ; elle laisse son pubis aller contre ma cuisse, sa main hésite… caresse la bosse que ma queue forme dans mon pantalon. Je l’emmène sans un mot ; hôtel… chambre… j’y passe le plus voluptueux cinq à sept de ma vie. Nous baisons furieusement, langoureusement, amoureusement. Il y a longtemps que je n’ai pas honoré une femme deux fois de suite. Je suis en train de reprendre des couleurs, de laisser le gris de mon quotidien.

Depuis ce moment, nous ne nous sommes plus quittés. Forts d’expériences mal finies, nous concluons un pacte : tout dire de nos envies, tant le non-dit est destructeur. Le reste de notre vie, nous entendons bien le passer ensemble, avec amour et complicité.

Très vite, nous laissons libre cours à nos fantasmes, riant de partager les mêmes ; puis nous en réalisons quelques uns, pas tous, mais avec tant de plaisir de voir l’Autre jouir, crier son orgasme ! On réalise vite avoir cette même recherche : le plaisir de l’Autre, et donc la pratique constante et assidue du candaulisme.

Je suis son roi Candaule, elle est ma reine Candaule. Je la donne, la fait utiliser par des hommes et des femmes dont elle tire une jouissance inouïe, que je partage. Elle a la même attitude. Nous ne cherchons pas une contrepartie dans ce que nous donnons. Cela vient naturellement, chacun trouve son plaisir dans celui de l’Autre !

(à suivre, peut-être…)
Ps : Notre histoire comporte quelques épisodes que nous nous proposons de vous faire partager, si elle vous intéresse. Nous le verrons à votre courrier...

5 Commentaires

  • Bonjour,
    Je viens de lire votre message ainsi que celui de @CANDAULE, reçus par mail.
    Nos aventures ont été et sont toujours très nombreuses, nous aimons voir l’Autre envahi de plaisir.
    Je crois qu’il n’y a pas à proprement parlé de pratique candauliste mais plutôt un état d’esprit candauliste.
    Bien sur, cela se traduit par des pratiques sexuelles peu conventionnelles, mais au final une relation sexuelle resterait stakhanoviste s’il n’y avait pas les fantasmes et les mots pour les exprimer.
    Quelques pratiques sexuelles, c’est vrai, sont suffisamment "border line" pour être marquante du candaulisme.
    Je crois que nous les avons en grande partie explorées, gardant quand même quelques fantasmes non réalisés et, surtout, notre amour fou, notre complicité.

    C’est pourquoi nos récits ne se résumeront jamais à des flots de sperme, des bites turgescentes et des chattes baillant... d’ennui ?
    Il y a la puissance évocatrice des mots, nous y tenons beaucoup. Nous allons attendre de savoir si nous sommes assez nombreux à partager cette vision de notre choix candauliste avant de poursuivre nos historiettes.

    Bien à vous, merci pour vos messages d’encouragement, ils ne sont pas seulement nécessaires, ils sont indispensables !

  • merci pour votre récit

  • Je partage avec vous cette notion d’exhibition par les mots, comme une délicieuse forme d’impudeur verbale !!!

  • Merci beaucoup pour cet encouragement.
    Karine lit par dessus mon épaule et approuve.
    Nous avons beaucoup, beaucoup de moments à partager ici, s’il y a une réelle "adhésion" à nos valeurs.
    C’est notre premier témoignage et notre premier message. Nous en souhaitons d’autres, bien sur, car il y a une piquante excitation dans cette exhibition par les mots !
    A bientôt

  • J’adore !!!!
    Merci beaucoup pour ce somptueux témoignage !
    Il y a plusieurs expression qui me touche dans votre récit, je cite :
    - " On réalise vite avoir cette même recherche : le plaisir de l’Autre, et donc la pratique constante et assidue du candaulisme. "
    - " Nous ne cherchons pas une contrepartie dans ce que nous donnons. Cela vient naturellement, chacun trouve son plaisir dans celui de l’Autre ! " je suis fan !!!
    C’est à travers ces mots que je partage cette vision que j’ai du candaulisme.
    Merci à vous deux et continuez de nous donner du plaisir à vous lire....

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